Edito

Résister

Mots clés : Conjoncture économique - Financement du logement

Face à la crise, la méthode Coué, qui est mauvaise méthode, reste une mauvaise méthode. Car ce n’est pas en niant les difficultés actuelles et à venir que l’on va les supprimer ou les empêcher. Pire que la méthode Coué : la sinistrose, qui consiste à aggraver le mal en baissant les bras et en sapant le moral des autres.

Ne comptez donc pas sur « Le Moniteur » pour pratiquer l’une ou l’autre. Par contre, comptez sur nous pour vous dire ce que nous observons.

D’abord, des marchés qui résistent. Les travaux sur existants, qui constituent une grosse moitié de l’activité du bâtiment, après avoir progressé modérément pendant des années, baissent tout aussi modérément à partir du niveau élevé qu’ils avaient atteint.

Et l’énorme débouché créé par le Grenelle de l’environnement a été consacré par les élections européennes du week-end dernier, qui ont désigné comme vainqueurs le pouvoir qui l’a mis en place et les écologistes qui y ont préparé l’opinion.

Les carnets de commandes des entreprises connaissent une certaine stabilisation dans une fourchette de cinq à six mois : un niveau certes inférieur à celui de l’an dernier, mais objectivement élevé.

Les financements, malgré la disette budgétaire, sont en place, du doublement du prêt à taux zéro à l’élargissement du Pass foncier, en passant par l’amendement Scellier et l’éco-PTZ.

Alors, tout va très bien, madame la marquise ? Non. La tentation de beaucoup d’entreprises de comprimer leurs marges est un motif d’inquiétude. Qui commence à se concrétiser, puisque certaines d’entre elles pratiquent des rabais sans rapport avec leurs coûts de revient, même les plus serrés.

Nous connaissons d’expérience, malheureusement, les effets ravageurs des offres anormalement basses : sur les entreprises qui les proposent, et très vite sur l’ensemble de la profession.

Les entreprises de bâtiment ne sont pas responsables de la crise. Mais elles ne pourraient s’en prendre qu’à elles-mêmes pour cette mauvaise façon d’y répondre.

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