Régions

Requalifier l’immobilier touristique : un défi de taille

Mots clés : Gestion et opérations immobilières

Appartements exigus, bâti vieillissant, équipements et confort inadaptés à la demande actuelle : la requalification des hébergements touristiques construits au temps de la mission Racine constitue l’un des enjeux-clés du plan Littoral 21. Mais cette entreprise est entravée par la situation du parc, composé principalement de copropriétés. « Dans une résidence de 50 appartements, nous avons 50 propriétaires, constate Stéphan Rossignol, maire de La Grande-Motte. Comment les mettre d’accord ? Je signe tout au plus quatre à cinq regroupements d’appartements par an, sur un parc qui comprend 15 000 résidences secondaires dont 9 000 studios. »

Tests de dispositifs. « Il n’existe pas de modèle qui ait réussi », admet Didier Codorniou, maire de Gruissan et vice-président de la région. Un dispositif incitatif mis en place par l’ancienne région Languedoc-Roussillon n’a produit que des résultats limités. « L’erreur est de vouloir donner de l’argent aux propriétaires pour qu’ils rénovent, estime Michel Py, maire de Leucate. Il faudrait au contraire leur demander de l’argent pour faire les travaux à leur place. » Une solution plus radicale consisterait à faire racheter les logements par des opérateurs fonciers. « C’est un sujet extrêmement complexe qui peut s’avérer très consommateur en ressources, observe Thierry Ravot, directeur régional de la Caisse des dépôts. Il faudrait commencer par expérimenter sur une ou deux copropriétés pour s’assurer de la faisabilité d’une telle opération, sans déséquilibrer le marché. »

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