Edito

Rentrée

C’est une rentrée placée sous le signe du social et des réformes budgétaires qui attend le gouvernement. Des annonces et des décisions importantes vont intervenir. Elles engagent la santé et les perspectives de croissance de notre profession.

La réforme de l’accession à la propriété est suivie avec beaucoup d’intérêt. Le gouvernement s’apprête à annoncer la fusion de l’ensemble des aides en un seul et unique outil, qui sera un prêt à taux zéro renforcé. Le nouveau prêt à taux zéro (PTZ) sera universel, c’est-à-dire sans condition de ressources, mais il sera réservé aux primo-accédants.
C’est a priori une bonne nouvelle. Car le PTZ a fait la preuve de son efficacité dans le passé. Son doublement dans le cadre du plan de relance a eu des effets extrêmement positifs. En outre, les moyens consacrés au nouveau prêt devraient être dopés par le redéploiement des fonds qui étaient jusqu’ici « affectés » aux déductions des intérêts d’emprunt. Reste maintenant à vérifier que le transfert s’opère sans « fuite » et que le nouveau dispositif dispose bien des 2,6 milliards annuels annoncés par le ministre de l’économie Christine Lagarde.
Sur le plan social, c’est le dossier des retraites qui constitue l’actualité la plus importante avec le début de l’examen du projet de loi au Parlement le 7 septembre. Si le principe du recul de l’âge légal de départ à la retraite semble acquis, deux points ne sont pas tranchés et devraient faire l’objet d’amendements : le dispositif zéro charges qui pourrait être étendu aux entreprises qui recrutent des seniors et la pénibilité au travail.
Après avoir déclaré qu’il n’envisageait pas de revenir sur le seuil de 20 % d’incapacité qui ouvrirait droit à un départ à la retraite anticipé, le ministre du Travail, Eric Woerth, vient de laisser entendre dans une interview au journal « Le Figaro » qu’il pourrait faire évoluer le volet pénibilité du projet de réforme des retraites pour mieux répondre aux cas des salariés qui ont eu une vie professionnelle très usante sans que cela soit médicalement constatable au moment de la retraite. Si l’initiative est louable, est-elle réaliste et acceptable par tous les acteurs de la profession ? C’est tout l’intérêt du prochain débat parlementaire.

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