Technique et chantier

Renouveau d’une chargeuse sur chenilles « made in France »

Mots clés : Établissements industriels, agricoles, ICPE - Industriels du BTP - Matériel - Equipement de chantier - Terrassement

Terrassement. L’usine Caterpillar de Grenoble a profondément modifié le modèle 963 de sa chargeuse sur chenilles, qui passe en série K.

Ce n’est pas un matériel très courant, mais les chargeuses sur chenilles ont leurs adeptes, notamment en France où il s’en vend, chaque année, une cinquantaine d’unités. Il faut dire qu’une part importante de ces machines sont conçues et fabriquées en France, dans l’usine Caterpillar de Grenoble. Celle-ci vient de modifier en profondeur son modèle 963, une chargeuse de 2,5 m³ pour 200 ch. Elle est à transmission hydrostatique, entraînée par une pompe double dont l’électronique de pilotage a été réécrite. Plus réactif, le système répond à une information en 5 millisecondes, au lieu de 20 auparavant, ce qui améliore ses performances. Le moteur diesel a lui aussi été changé pour un modèle conforme à la nouvelle réglementation. Deux turbos en cascade pour ce Caterpillar C7.1 Acert de 144 kW : une configuration plus fiable que celle utilisant un turbo à géométrie variable, composant coûteux et complexe. L’amélioration du circuit hydraulique permet de réduire la plage de sollicitation du moteur qui descend de 2 200 tr/min à 1 800. Il en résulte une baisse de la consommation de carburant d’environ 7 % et une plus grande réactivité, donc une machine plus nerveuse. À noter que ce moteur nécessite une adjonction d’AdBlue dont le réservoir est équipé d’une jauge avec alarme sonore : elle sonne quand il est plein, ce qui permet au technicien de le savoir autrement qu’en remplissant jusqu’à ce que celui-ci déborde… Quant au réservoir de carburant, il est en matière plastique, ce qui limite les dépôts et la condensation. Côté mécanique, le bras chargeur a été redessiné pour éviter que des matériaux ne s’y agglutinent, et des emplacements y ont été créés pour incorporer les perches d’un éventuel système de guidage. La cabine est nouvelle, ainsi que le châssis dessiné pour que le moteur s’y encastre le plus bas possible, ce qui permet d’y placer les équipements de post-traitement sans trop gonfler le capot arrière. Caterpillar propose cette machine avec un godet « maison » qui a été redessiné jusqu’à augmenter son volume utile de 5 %. Cette légère amélioration de la productivité (t/h), combinée à la baisse de consommation (l/h), contribue à l’efficacité énergétique de la machine (t/l), un credo cher à Caterpillar.

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