Régions

RENNES Reprise des travaux du Nouvel équipement culturel

Accord entre la communauté d’agglomération et la maîtrise d’oeuvre

Après plusieurs mois d’interruption totale des travaux, les ouvriers ont repris possession du chantier du Nouvel équipement culturel de Rennes. Alors que le clos et le couvert sont en voie d’achèvement, une petite quarantaine de compagnons réactivent le chantier. « En gros oeuvre, il nous reste à vernir le béton afin que la pluie n’y laisse pas de traces », a indiqué Christian de Portzampac, en visite sur le chantier avec Edmond Hervé, le président de la communauté d’agglomération. Et d’ici au mois de mai, environ 120 personnes seront à pied d’oeuvre. Car finalement, un accord a été trouvé entre la communauté d’agglomération de Rennes Métropole et le maître d’oeuvre, le groupement Atelier Christian de Portzamparc/Thalès Ingénierie. Signé il y a plus d’un mois, ce protocole accorde 1,93 million d’euros à la maîtrise d’oeuvre alors qu’en août dernier, celle-ci réclamait plus de 3 millions. Cette somme couvre pour 800 000 euros un allongement de la durée des travaux de 24 à 30,75 mois et pour 1,13 million des missions complémentaires ou nouvelles. Quant au troisième volet de l’accord, il n’a pas encore été chiffré puisqu’il concerne un allongement du chantier de 30,75 à 38,5 mois. Une décision devrait intervenir à la fin de l’expertise confiée à la 7e chambre du tribunal administratif de Rennes. Augmentation de 7 millions d’euros en un anQuoi qu’il en soit, le bilan du contrat de maîtrise d’oeuvre a été au fil des péripéties largement revu à la hausse : 5,733 millions d’euros après le protocole récemment signé contre 3,67 millions à la signature du marché initial en août 1994. En un an, le bâtiment aura donc pris 7 millions d’euros d’augmentation. De fait, l’enveloppe prévisionnelle s’élève aujourd’hui à 100 millions d’euros TTC contre 93,4 millions en janvier 2003. Quant aux entreprises, elles ont également souffert de tous ces retards et d’une organisation décrite par les professionnels comme « très souvent défaillante ». Plusieurs d’entre elles ont donc déposé des réclamations afin que les retards soient indemnisés. « Nous avons déterminé une enveloppe globale et chaque situation sera examinée à l’aune de trois critères : l’allongement des délais, les prestations nouvelles susceptibles d’être demandées et, enfin, le préjudice subi. Toutes les sociétés ne sont pas concernées par l’ensemble de ces paramètres », souligne Edmond Hervé. Défendant ardemment ce projet, le maire de Rennes entend bien que le bâtiment soit livré en novembre. Ce qui laisserait un an pour l’aménager complètement et ouvrir Les Champs Libres au public en novembre 2005. Voir précision de Christian de Portzamparc sur le redémarrage des travaux dans le MONITEUR 5242 du 14/05/2004 p.30

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