Enjeux Innovation et écologie

« Rendre l’enseignement du BIM obligatoire pour les futurs architectes et ingénieurs »

Mots clés : Architecte - Conception - Démarche environnementale - Innovations - Logiciels - Outils d'aide

« Alors que les filières professionnelles et technologiques enseignent les processus liés au building information modeling (BIM) depuis quelques années déjà, les écoles d’architecture et certaines écoles d’ingénieurs peinent à enseigner autre chose que les technologies 3D classiques. Or, le BIM ne se résume pas à la visualisation en 3D, mais modifie en profondeur la façon de travailler et de collaborer entre professionnels. Nos voisins anglo-saxons, nordiques et italiens intègrent déjà des cursus de haut niveau sur ces sujets afin de préparer leurs futures élites. Et ils sont de plus en plus nombreux à venir travailler en France. Rendre obligatoire l’enseignement du BIM deviendra une question de survie face à cette concurrence. »

Emmanuel Di Giacomo, architecte et responsable des écosystèmes BIM chez Autodesk

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« Instaurer un droit à l'expérimentation »

« Il faut libérer les expérimentations dans la construction, en créant un droit spécifique pour tous les acteurs et leur accorder même le droit à l’erreur. C’est un état d’esprit à insuffler, pas une loi à publier. Cela devrait permettre de déroger de manière raisonnée à la réglementation, celle relative aux personnes à mobilité réduite par exemple, mais dans la limite du raisonnable et sur certains projets. En effet, lorsque l’on crée des lieux éphémères, appliquer les mêmes normes que pour des immeubles pérennes n’a aucun sens. »

Benoît Quignon, directeur général de SNCF Immobilier

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« Lancer un plan dédié à l'impression 3D »

« Avec la révolution numérique, la construction connaîtra une révolution qui doit aller au-delà du BIM, dont l’essor est impulsé par l’Etat. L’impression 3D pour les matériaux doit devenir une filière d’excellence. Des tests dans des bâtiments publics aideraient par exemple à accélérer la certification auprès du CSTB et faire émerger, en concertation avec tous les acteurs, des pratiques qui permettent une transition enthousiaste plutôt qu’une disruption violente. »

Alain Guillen, cofondateur de la start-up XtreeE

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« Créer un indicateur de l'impact économique local par chantier »

« Pour maintenir un tissu industriel en France, il serait pertinent de créer un indicateur prenant en compte l’impact du chantier sur l’emploi local mais aussi sur l’approvisionnement auprès des usines à proximité.

Indicateur qui figurerait par exemple dans un bilan RSE annuel. »

Bart Deman, directeur général de KP1

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« Imposer l'installation de toits solaires »

« Cette obligation concernerait d’abord le photovoltaïque mais aussi le thermique sur tous les bâtiments neufs, et s’appliquerait en cas de rénovation lourde. Les consommations d’électricité représentent 7 000 kWh/habitant et par an. Or un panneau photovoltaïque récent et correctement exposé produit 200 kWh/m². Il suffit donc de 35 m² de panneaux par habitant pour assurer la couverture de la totalité de la demande électrique nationale. »

Raphaël Ménard, président d’Elioth, filiale d’Egis

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« Faire du droit de l'urbanisme un réel droit à construire »

« Il faudrait rendre le droit de l’urbanisme plus “froid” dans son application, afin qu’il soit un véritable droit à construire, s’appuyant sur des règles nationales et locales plus claires, plus simples et plus stables. Cela nécessite aussi de dépassionner certains débats en remontant systématiquement la compétence en matière d’urbanisme au niveau de l’intercommunalité. Enfin, cela passerait par une obligation de concertation publique préalable à partir d’un certain seuil de taille d’opération, qui restreindra fortement les possibilités de recours contentieux. »

Matthias Navarro, associé fondateur de Redman (asset development)

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« Evaluer les smart cities sur le respect des données personnelles »

« Pourquoi ne pas mettre en place un critère de conformité au respect des données personnelles des smart cities ?

Cela pourrait prendre la forme d’une note, à l’instar des étiquettes de performance énergétique. Les organisations professionnelles, mais aussi la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) seraient mobilisées.

Les acquéreurs soucieux d’acheter ou de louer dans un quartier, une ville, un immeuble respectant leurs données personnelles disposeraient ainsi d’un véritable référentiel. »

Xavier Pican, avocat associé, cabinet Osborne Clarke

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