Annuel immobilier Avis d'expert

Rémi Feredj, directeur immobilier de la RATP « Faire en sorte que les cols bleus croisent les cols blancs »

Mots clés : Gestion et opérations immobilières - Transport collectif urbain

La « ville rêvée » de la RATP met en œuvre quatre critères. La densité : le centre-bus rue de Lagny (Paris XXe) s’étendait sur un seul niveau de 1 ha de mono-activité. Il en compte aujourd’hui dix ! La mixité sociale et fonctionnelle : industrie, bureaux, équipements, logements occupent une même parcelle et font que les cols bleus croisent les cols blancs (Lagny représente 700 emplois industriels et 1 500 emplois tertiaires). La pérennité de l’activité industrielle en ville : un impératif économique, qui préserve l’emploi local et une relation singulière à la ville. Rue de Lagny, nous sommes partis de l’hippomobile (1875) pour passer au tramway, au bus Diesel et aujourd’hui au bus électrique. Le même métier se transmet, le progrès technique en plus. L’urbanité enfin : la ville se construit avec ses habitants, avec leur participation, par des concours d’architecture. Les façades d’un immeuble sont un bien commun. Le fait générateur est toujours industriel : sur nos emprises foncières, nos installations perdurent et s’agrandissent. La demande de transports en ville ne se dément pas. On crée du logement au plus près du lieu de prise de service de nos salariés. C’est un levier pour la conception urbaine, avec des cités qui bougent et qui vivent. D’où un urbanisme vertical : pas de pénurie de terrain, mais des volumes capables à identifier, des dents creuses, des recompositions à effectuer via des logiques politiques, industrielles, sociales et économiques (« le dessus paie le dessous »).

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