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RELATIONS ECOLES Les entreprises du BTP diversifient le recrutement des jeunes ingénieurs

Mots clés : Apprentissage - Apprentissages - Conception - Enseignement supérieur - Entreprise du BTP - Hygiène et sécurité du travail

Face aux besoins croissants de jeunes diplômés de niveau bac 5, les entreprises diversifient leurs sources de recrutement. Elles se tournent de plus en plus vers des formations par apprentissage et vers des profils universitaires.

PME, grands groupes, ingénierie, bureaux de contrôle… nul n’est épargné. Les tensions sur le marché de l’emploi des jeunes ingénieurs sont palpables chez tous les acteurs de la construction. A tel point que certains éprouvent des difficultés à pourvoir les postes.

Si les promotions issues des écoles d’ingénieurs spécialisées (ESTP, ESITC, Insa…) restent prédominantes dans les recrutements, elles sont trop peu nombreuses et ne suffisent plus à couvrir les besoins croissants du secteur. Pour pallier ce manque, les entreprises élargissent leur vivier avec les écoles d’ingénieurs généralistes.

Longtemps ignoré par certains, l’apprentissage offre par ailleurs un nouveau réservoir. La plupart des entreprises y recourent aujourd’hui. Plus rapidement opérationnels, les apprentis ingénieurs cumulent la formation théorique et l’expérience du terrain. C’est un mode de recrutement qui correspond bien aux exigences des entreprises. Seulement, les promotions demeurent limitées et le dispositif nécessite un accompagnement en interne.

Autre ressource pour combler les manques : l’université. Depuis trois ans, grâce aux efforts déployés pour proposer des formations adaptées, les masters ont la cote auprès des recruteurs.

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MÉTHODOLOGIE

Le sondage « Le recrutement des jeunes ingénieurs », réalisé par Pro BTP, a été mené par enquête téléphonique sur un échantillon pseudo-aléatoire stratifié (selon le nombre de salariés) de 868 entreprises de 50 salariés et plus, sur la période du 23 avril au 6 mai 2008. La représentativité de l’échantillon a été obtenue a posteriori par redressement selon la taille de l’entreprise.

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PALMARÈS Les 3 écoles préférées des entreprises

ESTP, ENSAM et INSA de Lyon

Toujours en tête, l’ESTP (Ecole spéciale des travaux publics, des bâtiments et de l’industrie) reste l’école de la profession. Les jeunes diplômés de l’Ecole nationale supérieure d’arts et métiers, qui se place cette année sur la 2e marche du podium, sont également très prisés. Si l’Insa (Institut national des sciences appliquées) de Lyon cède une place, elle reste dans le trio de tête des écoles favorites. Viennent juste derrière, l’Ecole centrale Paris, l’Insa de Toulouse et les écoles des mines de Paris et de Douai.

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43% des entreprises interrogées déclarent avoir embauché au moins un ingénieur au cours des douze derniers mois.

Dans les plus grosses entreprises (500 salariés et plus), ce pourcentage avoisine les 100 %. Si 65 % des entreprises de travaux publics disent avoir recruté au moins un ingénieur, elles sont seulement 17 % dans le secteur du second œuvre. Dans ces entreprises, le niveau de recrutement privilégié reste à bac 2.

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50% des personnes sondées disent avoir éprouvé des difficultés lors des recrutements.

Plus les entreprises sont importantes, plus leur volume de recrutement est important, plus elles sont confrontées à des tensions. Pour faire face, toutes multiplient les actions en direction des écoles. Participations à des forums, visites de chantiers, dispenses de cours… tout est mis en œuvre pour être au plus près des futures recrues.

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47% des entreprises prennent des ingénieurs par le biais de l’apprentissage.

Là encore, plus la taille de l’entreprise est importante, plus ce dispositif est utilisé. En effet, intégrer un apprenti nécessite de mettre en place un tutorat et un accompagnement spécifiques.

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42% d’entre elles ont déjà recruté un jeune diplômé bac 5 issu de l’université.

Les diplômés issus des masters BTP intéressent de plus en plus d’entreprises. Et cette proportion devrait s’accentuer dans les années à venir, quand universités et entreprises auront tissé des liens étroits comme elles l’ont fait avec les écoles d’ingénieurs. 82 % des entreprises estiment que ces jeunes diplômés sont aussi opérationnels que leurs homologues ingénieurs.

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40% des entreprises sondées ont embauché, ou envisagent d’embaucher, des jeunes bac 2 ou bac 3 pour occuper des fonctions d’ingénieurs.

C’est majoritairement (60 %) sur les postes de conducteur de travaux que ces entreprises réfléchissent à recruter des jeunes techniciens. Une réflexion aujourd’hui menée par les entreprises comme par des bureaux d’études sur des postes d’études techniques ou de prix, ainsi que par certains bureaux de contrôle.

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