Territoires Champagne-Ardenne

Reims remuscle son cœur de ville

La Ville de Reims et la communauté d’agglomération Reims Métropole ont dévoilé, fin mars, les axes de leur projet commun Grand Centre. Il succède au programme Reims 2020 de l’ancienne municipalité. Conçu par l’architecte-urbaniste parisien François Leclercq, Reims Grand Centre ambitionne de requalifier près de 100 ha en lisière de l’hypercentre et du quartier gare, dont la friche ferroviaire Sernam. Inexploités depuis 2005, ses 6,7 ha viennent d’être rasés pour créer deux équipements structurants « qui manquaient à la 12e ville de France », selon le maire Arnaud Robinet (LR) : une salle événementielle de 6 000 places pour des événements économiques, sportifs et culturels complétant le centre de congrès ; et un complexe aqualudique avec piscine olympique et patinoire. Ouverts en 2020, ils feront l’objet chacun d’une délégation de service public pour leur conception et réalisation. La salle de type Arena (44 millions d’euros HT) sera financée par la commune, et la piscine-patinoire (38 millions HT) par la communauté d’agglomération.

Le second volet de Reims Grand Centre est le réaménagement des promenades qui occupent une vingtaine d’hectares (comme le jardin du Trocadéro ou les Tuileries à Paris). Arnaud Robinet veut en faire un « petit Central Park ». Tout stationnement se fera en souterrain (500 places). Un concours paysager sera lancé avant la fin de ce semestre. Les travaux (24 millions d’euros, parking compris) se dérouleront en deux tranches (la première livrée en 2019). Deux autres parkings sont prévus, l’un en silo de 500 places sur cinq niveaux entre la salle événementielle et la piscine, l’autre de 200 places sous la place du Boulingrin. Reims Grand Centre prévoit de construire plusieurs bâtiments avec logements, commerces, services et environ 20 000 m2 de bureaux.

Rues percées ou réaménagées.

Le projet entraîne des recompositions de voirie. Une rue sera percée au nord de la friche ferroviaire, le long des voies SNCF. L’avenue de Laon et le boulevard Lundy, qui desservent le site, bénéficieront d’un traitement spécifique, de même que la place de la République. L’ancien tri postal deviendra un pôle d’échanges multimodal. « Mais ce sera pour le second mandat », sourit le maire. Une ZAC sera créée au 2e trimestre 2017 sur cet espace que François Leclercq qualifie d’« extraordinaire ». L’urbaniste entend « profiter de ce grand vide pour installer une nouvelle vitrine de la ville ».

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