Régions Eurométropole

Reichstett entre dans l’ère de l’après-pétrole

Mots clés : Bâtiment d’habitation individuel - Carburant - Electricité - Etat et collectivités locales - Logement social

2 534 logements sociaux autorisés en 2016 en Alsace, dont près de 50 % sur l’agglomération de Strasbourg. Source : Areal Alsace

132,5 M€

Investissements programmés en 2017 par RTE dans les régions Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté.

– 4,4 %

Baisse des autorisations de locaux non résidentiels dans le Grand Est sur un an (état à fin février 2017).

Longtemps parent pauvre du développement urbain en périphérie de Strasbourg, Reichstett (Bas-Rhin) rattrape son retard. C’est l’aspect positif de l’entrée de la commune dans l’ère de « l’après-raffinerie », à la suite de la fermeture en 2011 du site Petroplus qui a rythmé sa vie pendant cinquante ans. « La moitié de notre territoire subissait des contraintes d’urbanisation du fait du classement en zone à risques Seveso », rappelle le maire (LR) Georges Schuler.

Premiers bâtiments début 2018. L’opérateur français Brownfields a repris la majeure partie du terrain, soit 450 hectares dont 85 ha deviendront un « écoparc rhénan » de locaux d’activités. Le démantèlement-désamiantage des bâtiments, confié à Chastagner (groupe Eiffage) et Wanty, s’achèvera cet été. La dépollution des sols (Serpol mandataire, associé à GCM et Sater) suit jusqu’à la mi-2018, et Muller TP réalise les viabilisations d’ici au printemps prochain. Le coût pour l’ensemble de ces travaux se monte à 32 millions d’euros. En parallèle, la commercialisation avance vite. « Vingt-cinq lots sont réservés ou en prospection avancée. Ils représentent les deux tiers des surfaces cessibles. Quelque 150 000 m bâtis seront mis en chantier entré début 2018 et fin 2019 », annonce Nicolas Pfister, dirigeant d’Ava-lone, la société chargée du projet pour le compte de Brownfields.

Biomasse et géothermie. Une autre préoccupation guide la municipalité : enrayer la baisse de la population de Reichstett (4 500 habitants aujourd’hui) et réduire son déficit d’habitat social. Dans la ZAC des Vergers de Saint-Michel, concédée à CM-CIC Aménagement foncier, 38 % des 488 logements collectifs, intermédiaires et individuels programmés jusqu’en 2025 sont en social (locatif ou accession), et 17 % privés à « prix maîtrisés », c’est-à-dire inférieurs de 10 % à la moyenne du marché local. Une première tranche de 121 logements entrera en construction début 2018.

L’Eurométropole de Strasbourg veut faire de cette ZAC une référence d’entrée de ville « de qualité » en deuxième couronne d’agglomération. Elle la fait postuler au label national écoquartier, en faisant valoir la performance énergétique, le recours aux énergies renouvelables (chaufferie biomasse), l’offre de covoiturage, la connexion aux transports en commun et l’aménagement paysager par la maîtrise d’œuvre urbaine Lollier-Linder-MW : mise en valeur des anciens vergers, création d’une saulaie, etc.

Prévue entre l’écoparc et la ZAC, la centrale de géothermie profonde du groupe Fonroche pourrait alimenter les deux sites en chaleur. L’opérateur lance mi-juin les forages d’essai à 4 100 m de profondeur pour ce projet de 70 millions d’euros.

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