Architecture Technique

Réhabilitation Le pont de Sète tourné vers l’avenir

Mots clés : Ouvrage d'art - Rénovation d'ouvrage

Sept mois de travaux seront nécesaires pour remplacer tous les mécanismes de rotation et renforcer la culée sud.

Construit en 1908, le pont de la gare de Sète (Hérault) est un ouvrage de 60 m de longueur, permettant aux véhicules et aux piétons de franchir le canal maritime qui relie la mer à l’étang de Thau. Tournant à 90°, il laisse libre le passage des navires touristiques, conchylicoles et de plaisance, en fonction d’horaires bien définis.

Après un premier renforcement de la culée nord en 2006, la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées poursuit la réhabilitation de l’ouvrage en reprenant l’ensemble du dispositif mécanique qui assure la rotation (chemin de roulement, galets supports du tablier et crémaillère), la réparation des systèmes de calage, positionnés sur les culées, la réfection des revêtements de chaussée et des trottoirs, ainsi que la remise à neuf de la culée sud fortement fissurée. Pour ce faire, et après rabotage des chaussées, le pont a été pivoté puis levé afin de rendre accessibles les appuis.

Longrine sous-marine.

« L’opération s’est déroulée en une journée et demie, l’ouvrage reposant sur huit vérins (capacité totale de 400 t), répartis en deux files positionnées sur la pile », explique Damien Bacon, conducteur de travaux de l’entreprise Buesa. Quatre pontons ont été installés afin d’accéder à la pile, en toute sécurité, à partir de la culée sud. Ils permettront également de stocker provisoirement, dans des big-bags, les déblais qui seront ensuite évacués à la grue. Les travaux nécessitent en effet de démolir environ 30 m3 de béton sur la pile centrale. Cette intervention s’effectuera au moyen de minipelles, grutées sur cette dernière. La culée sud, constituée d’un empilement de blocs béton, sera renforcée et rendue monolithique au moyen de micropieux, de tirants et d’une longrine en béton, fondée également sur micropieux et venant ceinturer la structure, en pied. L’ensemble nécessite la mise en œuvre de 45 micropieux : 20 hors d’eau, de 24 m de longueur (diamètre 150 mm), et 25 implantés sous l’eau, de 10 m de longueur (diamètre 250 mm), réalisés depuis une barge.

Préalablement au coulage de la longrine, réalisée avec l’aide d’une équipe de plongeurs, l’entreprise devra terrasser sous l’eau, autour de la culée, à 8 m de profondeur. L’opération s’effectue au moyen d’une pelle à bras long, équipée d’une benne preneuse, avec localisation GPS.
Détail pratique mais assez contraignant : il a été nécessaire de mettre en place une passerelle flottante, accessible 7 jours sur 7, afin d’assurer la continuité pour les usages piétons. Celle-ci est équipée d’une travée mobile pour le passage des bateaux.

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ENCADRE

Maître d’ouvrage et maître d’œuvre : région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Maître d’œuvre délégué : ISM/BRL. Coordonnateur SPS : JPM Ingénierie. Entreprises : groupement Buesa (mandataire)/Joseph Paris/Cofex Méditerranée (groupe Vinci). Durée du chantier : janvier à juillet 2016. Coût : 2,5 millions d’euros (financement 50-50 région et Thau Agglomération).

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