Territoires

Région L’Opievoy scindé en deux

Le bailleur social Opievoy (Office public interdépartemental de l’Essonne, du Val-d’Oise et des Yvelines) ne sera pas régionalisé, le conseil régional d’Ile-de-France ayant refusé de le reprendre sous sa coupe. Mais il sera scindé en deux parties, qui se partageront les 50 200 logements, majoritairement situés à l’ouest de Paris : d’un côté, Val-d’Oise Habitat récupérera les 15 000 appartements situés sur son territoire ; de l’autre, une SA à créer réunira les 35 000 logements des Yvelines et de l’Essonne qui ne disposaient pas d’office propre et qui ont préféré cette solution, pour des raisons économiques notamment. Les 978 emplois seront conservés avec des contrats de travail inchangés, et les locataires ne subiront pas de hausse du montant de leurs loyers et charges, ainsi que s’y sont engagés le président (LR) Pierre Bédier (patron du conseil départemental des Yvelines) et les vice-présidents (LR) Sandrine Gelot-Rateau (vice-présidente du conseil départemental de l’Essonne) et Xavier Haquin (conseiller départemental du Val-d’Oise, délégué au logement).

Liste des travaux prioritaires.

Ces dispositions ont été présentées au conseil d’administration et aux instances du personnel le 8 mars et, bien qu’elles aient reçu le soutien du préfet de région et des préfets des Yvelines, de l’Essonne et du Val-d’Oise, c’est un décret qui doit maintenant valider la dissolution de l’Opievoy. D’ici à décembre, date limite à laquelle il devrait être signé, l’office listera les travaux prioritaires à effectuer à la suite. Ces dernières années, les chantiers n’ont réglé que le plus urgent, faute de moyens puisque le remboursement de la dette de 1,2 milliard d’euros ne permettait pas d’emprunter : « Entre 2009 et 2012, l’Opievoy a dépensé sans compter et la situation n’était pas loin de la cessation de paiement, avec une trésorerie négative », assure Pierre Bédier.

Une fois en place, les nouvelles structures vendront donc le patrimoine situé en Seine-et-Marne, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne, afin de récupérer des fonds propres. Le siège social de Versailles sera également mis en vente. La SA pourrait aussi céder une partie de ses grands ensembles, comme Grigny la Grande Borne, « pour ne plus être en situation de monopole », confie le président, évoquant également des motifs économiques. Pour se développer, la SA pourrait aussi s’ouvrir à un autre bailleur.

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