Emploi

Recrutement DRH recherchent jeunes mobiles et motivés

Mots clés : Monde du Travail

Malgré la crise, le secteur du BTP reste accueillant pour les jeunes diplômés, notamment dans la filière travaux, ou dans celle des études de prix et des études techniques , observe Nicolas Martheli manager exécutif chez Michael Page. Les grands employeurs affichent une prudence sur les volumes de recrutement, mais n’ont pas fermé les vannes pour autant.

Vinci Construction France annonce ainsi, pour 2014, 800 postes ouverts à des jeunes de moins de 30 ans, toutes catégories confondues. Bouygues Construction, de son côté, envisage de recruter 600 juniors au niveau bac + 4 ou bac + 5, et Colas, 200 cadres débutants (800 contrats en alternance et 2 000 stages sur l’année dans les deux structures). Eiffage mise pour sa part sur environ 200 embauches de cadres jeunes diplômés et l’accueil de 2 650 stagiaires. « Les PME offrent quant à elles des opportunités pour acquérir rapidement de l’autonomie et des responsabilités, reprend Nicolas Martheli. Or, en cette conjoncture, mieux vaut ne pas se montrer trop exigeant sur la taille et la notoriété de l’entreprise. » Le temps où plusieurs recruteurs attendaient le jeune diplômé à la sortie de l’école appartient bien à une époque révolue.

Avoir l’esprit ouvert au changement

Un conseil : « ne pas tout miser sur le stage de fin d’études, pour ne pas finir son cursus sans promesse d’embauche. Il faut se mettre en alerte dès le stage. » D’autant que, crise oblige, les recruteurs sont plus sélectifs que jamais. Le ralentissement de l’activité conduit en outre les employeurs du BTP à exiger de plus en plus de mobilité chez leurs cadres. Parmi les objectifs : pallier une chute d’activité ponctuelle dans une région ou dans un domaine. Les candidats doivent ainsi faire preuve de curiosité quant à l’évolution de leur métier. Mais aussi se montrer disposés, le cas échéant, à « bouger ». Grands déplacements, déménagement dans une autre région, voire départ à l’étranger… La prise en compte de ces réalités par le candidat devient, de plus en plus, un critère de sélection. « Dans une optique de transparence, nous sommes aujourd’hui plus directs avec les jeunes en alternance que nous gardons en CDI », illustre Thibaut Vaysse, responsable du recrutement de Rabot Dutilleul Construction. Ils doivent ainsi envisager une éventuelle mobilité fonctionnelle comme géographique dans leur carrière. « Les jeunes candidats doivent se montrer prêts à partir à l’étranger, ce qui implique la maîtrise d’une deuxième, voire d’une troisième langue fait valoir Bruno Pavie », DRH du groupe NGE. Une opportunité pour « acquérir très vite des compétences et renforcer son employabilité », souligne Fabien Stut, directeur pour l’Ile-de-France au sein du cabinet Hays. « Nous ne pouvons pas offrir une mobilité à l’international ou même en province : les candidats que nous recevons le savent », nuance pour sa part Stéphanie Madinier, DRH du groupe francilien Balas. « Nous mettons donc l’accent sur la mobilité de carrière en interne que nous offrons et sur la qualité de nos chantiers. » Les jeunes peu désireux de s’éloigner peuvent aussi y trouver leur compte.

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