Architecture Technique Ajap 2016

Récompenser une diversité de pratiques et de parcours

Mots clés : Aménagement paysager - Architecte

Au terme de deux jours d’échanges, le jury a distingué cinq équipes de paysagistes et quinze d’architectes…

André Breton, on le sait, cherchait « l’Or du temps ». Réunis au ministère de la Culture ces 22 et 23 mars, les jurés des Albums des jeunes architectes et paysagistes (Ajap) cuvée 2016 recherchaient de même les pépites à extraire de la masse des candidatures (227 dossiers reçus au total). Si la finalité des Ajap reste bien de favoriser l’accès à la commande des jeunes professionnels ainsi distingués, ce « concours » vise aussi à identifier des talents en devenir et des pratiques émergentes. « J’attends de découvrir une réelle vision de l’espace, des démarches exploratoires, des intuitions argumentées. J’attends d’être émue, voire déstabilisée », soulignait ainsi Laure Planchais, co-présidente du jury pour les paysagistes. Il s’agit aussi de jauger de la qualité du questionnement, si ce n’est des réponses, à des problématiques sociales et sociétales contemporaines : environnement, biodiversité, loi de transition énergétique, souci du « vivre-ensemble », etc.

« La production, on le voit bien, est très diversifiée. On ne cherche pas à récompenser le premier de la classe, mais plutôt à composer une mosaïque représentative de la diversité des approches du métier dont rendent compte les dossiers. Il s’agit de juger sur le fond, sur le potentiel, pas sur la forme », plaidait de son côté Marc Barani, coprésident du jury pour les architectes. Spécificité d’un parcours, d’un positionnement, d’une posture ; prise en considération de préoccupations nouvelles, exercice en mode associatif voire en mode collectif informel, ouverture croissante vers le participatif et les disciplines connexes : autant de « pas de côté » remarqués dans cette édition marquée également par la précarisation croissante de professionnels, architecte ou paysagiste, de plus en plus sevrés des deniers publics et réduits, pour ainsi dire, à devoir « inventer » leur propre commande…

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Le palmarès 2016

Paysagistes. Rozenn Duley (A-Mar) ; Aurélien Albert et Mélanie Gasté (Gama) ; Stanislas Bah-Chuzeville, Richard Mariotte, Arnaud Mermet-Gerlat et Michaël de Joussineau de Tourdonnet (Les Jardiniers Nomades) ; Lætitia Lasanté (Omnibus) ; Mathieu Gontier et Estelle Ollivier (Wagon Landscaping).
Architectes. Yann Caclin (ABC Studio) ; Aymeric Antoine et Pierre Dufour (Antoine-Dufour Architectes) ; Amélie Fontaine (Atelier Amélie Fontaine) ; Benjamin Van Den Bulcke (Atelier Architecture, Territoires, Paysage) ; Félix Mulle (Atelier de L’Ourcq) ; Frédéric Einaudi, Maxime Gil et Anthony Rodrigues (Atelier EGR) ; Isabelle Buzzo et Jean-Philippe Spinelli (Buzzo-Spinelli Architecture) ; Nicolas Dorval-Bory (Nicolas Dorval-Bory Architectes) ; Benjamin Lafore et Sébastien Martinez-Barat (Martinez Barat-Lafore Architectes) ; Anne-Julie Martinon (Maaj Architectes) ; Quentin Belin, Pierre Heulhard de Montigny et Marie-Hélène Pinoche (Mutations Architectes) ; Stéphanie Durniak, Marie Fade, Baptiste Franceschi et Caroline Mangin (Oh ! Som Architectes) ; Gaspard Pinta ; Guillaume Ramillien (Guillaume Ramillien Architecture) ; Sonia Leclercq et Jean-Aimé Shu (Soja Architecture).

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