Autres Risques professionnels

Razel-Bec Midi-Pyrénées sensibilise ses équipes au danger du plomb

Mots clés : Produits et matériaux

«De plus en plus de maîtres d’ouvrage se soucient de la présence de plomb dans les ouvrages anciens », affirme Jean-Paul Lefèvre, animateur qualité-sécurité-environnement au sein de l’agence Midi-Pyrénées de Razel-Bec (groupe Fayat). Pour sensibiliser ses équipes, l’antenne de la société s’est tournée, fin 2013, vers l’Organisme professionnel de prévention du BTP (OPPBTP). « Cette prise de contact nous a permis de former quatre encadrants et sept opérateurs, en janvier dernier, au risque plomb. » Un métal surtout présent dans les peintures et canalisations, dont les poussières, dégagées lors des phases de démolition-déconstruction, peuvent amener les salariés trop exposés à développer la maladie du saturnisme. Un risque professionnel auquel les compagnons, et plus largement la filière, ne sont pas assez sensibilisés. « Il faut prendre en compte que 32 % du parc de logements, ayant été construit avant 1949, comporte de la peinture au plomb », rappelle l’OPPBTP. Or, le plomb est classé produit CMR (cancérogène, mutagène, reprotoxique).

Un mode de protection collective similaire à celui de l’amiante

Razel-Bec Midi-Pyrénées a ainsi décliné un mode opératoire spécifique pour protéger ses salariés. Les méthodes sont très proches de celles employées dans les techniques de désamiantage. « En protection collective, il y a l’isolement de la zone concernée, le travail à l’humide, l’établissement d’une zone tampon pour dépoussiérer les vêtements des compagnons et d’un sas de décontamination, liste Jean-Paul Lefèvre. Il s’agit d’éviter de ramener des poussières de plomb chez soi. » A quoi s’ajoutent, bien sûr, le port d’EPI (équipements de protection individuelle) et la sensibilisation du personnel. L’OPPBTP insiste sur la nécessité de former également les encadrants. « C’est essentiel afin que la prévention soit pensée en amont du chantier », observe l’organisme. « Aujourd’hui, nous sommes en mesure d’apporter une réponse claire aux maîtres d’ouvrage soucieux des risques liés à la présence de plomb, explique Jean-Paul Lefèvre. Nous pouvons aussi les sensibiliser à cette problématique. »

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