Réalisations BALLOT ET FRANCK

RAMONVILLE-SAINT-AGNE – CRÈCHE ET ÉCOLE DE MUSIQUE

Mots clés : Enfance et famille - ERP sans hébergement - Manifestations culturelles - Produits et matériaux

Regroupés pour créer une nouvelle centralité, un pôle d’animation, une crèche et une école de musique permettent la sauvegarde de bâtiments en briques, complétés de façades vitrées et métalliques. Plus qu’un contraste, le jeu de modénature fait parler les uns et les autres.

Le château de Soule est une demeure typique des fermes languedociennes, dont l’accumulation des communs et des bâtiments agricoles avaient perverti la lecture structurante de la cour. D’ailleurs, il est singulier que seul le pigeonnier, situé plus au sud, ait été classé monument historique.

Ouvrant au nord sur un parc d’arbres bicentenaires, la bâtisse profite d’un cadre paysager exceptionnel, renforcé par les interventions parcimonieuses de la paysagiste Anouk Debarre. Longtemps délaissé, le corps de logis commençait à se dégrader gravement. Et il faut saluer l’énergie de la ville à reconvertir ce patrimoine, résistant à la tentation de la création d’un lotissement ; une partie des études de maîtrise d’œuvre a été consacrée à remembrer les parcelles favorisant la constitution d’un nouvel épicentre pour le quartier des Coteaux sud. Lauréats du concours début 2010, les architectes ont nourri le programme en instillant une dimension urbaine nouvelle. Ils ont décelé le potentiel poétique et institutionnel que l’ancienne cour pouvait faire renaître chez les habitants. Mais pour que le vide qualifie un espace, encore faut-il que les architectures qui le ceinturent assument leur pleine épaisseur, d’autant plus qu’au total elles ne cumulent que 2 100 m2 . Le pôle d’animation, faisant office de maison des associations, occupe l’essentiel du château. Une crèche se concentre à l’ouest et exploite le gabarit suggéré par le haut mur sauvegardé. L’école de musique se déploie en L, à l’angle sud-est de la cour. Profitant de la présence d’autres vestiges pour définir ses espaces privatifs,...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 262 du 14/09/2017
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