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Ralentir vite

Mots clés : Architecte - Architecture - Concours d'architecture - Démarche environnementale - Développement durable - Rénovation urbaine

Organisé les 9 et 10 octobre dernier par le ministère de la Culture et de la Communication dans le cadre de la présidence française de l’Union européenne à arc en rêve centre d’architecture à Bordeaux, le Forum européen des politiques architecturales, ouvert à des professionnels venus de toute l’Europe, a pour ambition un échange des savoirs et savoir-faire, en matière d’architecture avec un objectif de développement durable. Les propos ont porté sur les modes de gouvernance et les politiques architecturales et urbaines, les processus de création architecturale dans le contexte de la mondialisation, les nouvelles pratiques de fabrication de la ville…

Les discussions étaient introduites par le philosophe britannique John Thackara qui prône un urbanisme à entropie lente. « L’urbanisme durable s’articule autour de trois points fondamentaux : les systèmes alimentaires, une planification centrée sur les bassins versants et une décentralisation radicale des services. Le développement durable signifie souvent mettre en place une utilisation plus adéquate ou plus intense des infrastructures existantes. Rares sont en effet les situations où la construction de nouveaux bâtiments est requise. Parfois, la meilleure solution consiste à ne rien faire. Dans le système économique plus modéré qui est en train d’émerger, une autre tâche fondamentale consiste à faciliter le partage des ressources telles que l’énergie, les matières premières, le temps, les compétences, les logiciels, l’espace ou la nourriture. Et le design durable repose sur un concept clé, celui d’« enabling solution », c’est-à-dire de solution qui permet à l’homme d’agir, qui réintroduit la main de l’homme dans ce monde plein à craquer de systèmes. Aussi, même s’ils arrêtent de concevoir des bâtiments, les architectes auront beaucoup à faire. Leur connaissance de l’espace, du temps et des processus est en effet très précieuse pour développer des systèmes et des services en cycle fermé, qui répondent d’une manière nouvelle à nos besoins quotidiens. Après avoir saturé le monde de systèmes techniques complexes – en les ajoutant aux systèmes sociaux et naturels existants –, l’heure est arrivée d’édifier une économie globale, une « One Planet » – cela ne se fera qu’en abandonnant notre mode de développement insouciant pour ériger une architecture pleinement consciente. »

Diverses recherches et propositions ont été présentées, comme Feeding the city de Bohn & Viljoen, une étude qui mise sur l’agriculture urbaine et vise à intégrer les zones productives dans l’espace de la ville, ou des stratégies, comme celle de 2012 Architecten qui développe la théorie du « super-use »...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 183 du 01/11/2008
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