Enjeux Ecoles/Entreprises

Rabot Dutilleul tisse des liens privilégiés avec les étudiants

Mots clés : Entreprise du BTP

Les idées reçues ont la vie dure. « Nous conservons, auprès de certaines de nos écoles d’ingénieurs cibles, une réputation fortement nordiste, alors que nous sommes également implantés en Ile-de-France depuis plus de trente ans, relève Saïda Mejjouti, responsable des relations écoles de Rabot Dutilleul. Nous nous sommes davantage développés en région parisienne ces cinq dernières années, avec l’ouverture d’agences : notre chiffre d’affaires y représente, à ce jour, un tiers de notre activité. » Face à des enjeux de recrutement de jeunes diplômés, le groupe de promotion- construction mène une démarche de relations écoles afin d’accroître sa notoriété, en particulier en Ile-de-France, et de faire découvrir ses métiers. Parmi les initiatives conduites à ce titre figure le lancement, en 2015, du Greeter’s Club, un groupe ouvert aux étudiants et aux collaborateurs de l’entreprise. « Le clin d’œil au mot anglais greeter , qui désigne la personne qui accompagne les voyageurs tout au long de leur séjour, évoque l’idée de rencontres, de découvertes, éclaire Saïda Mejjouti. Nous nous sommes inspirés de ce type de transmission pour créer des binômes entre salariés ambassadeurs et étudiants. » De quoi permettre aux élèves de mieux connaître le groupe de l’intérieur et d’en parler dans leur école ou dans leur université, notamment via les bureaux des étudiants. « Hors cadre de partenariats, les écoles ne relaient pas forcément nos actions », pointe en effet Saïda Mejjouti.

Impliquer davantage les étudiants. Il s’agit aussi d’impliquer davantage les élèves. « Quand nous sommes sollicités pour soutenir financièrement des associations ou, par exemple, des projets à visée “RSE”, nous leur proposons, en échange, de participer à un challenge en défendant leur dossier devant un jury : cela permet de donner du sens », ajoute-t-elle. Les rencontres qui se tiennent dans le cadre du Greeter’s Club sont également l’occasion de proposer des contrats d’alternance aux étudiants. Quelque 200 stages sont en outre à pourvoir chaque année. « Ce dispositif existe depuis un an : il commence à prendre, avec notamment une augmentation des visites de sites par les étudiants », poursuit Saïda Mejjouti. La suite ? « S’ouvrir à d’autres écoles que celles d’ingénieurs, notamment celles de commerce. Nous avons aussi récemment signé un accord de partenariat avec l’école nationale supérieure d’architecture de Lille. » Et l’entreprise se rapproche actuellement de Sciences Po Lille.

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