Régions

QUESTIONS À… Jacques Dolmazon, président des Canalisateurs du Sud-Est

Mots clés : Eau - Métier de la construction - Travail

« Améliorer la qualité de nos réalisations »

La Chambre des canalisateurs du Sud-Est rencontre souvent la maîtrise d’œuvre privée sur des thématiques variées. Pour Rhône-Alpes, vous allez organiser avec Pascal Jutan, le délégué régional, votre troisième rencontre (*), cette fois en partenariat avec la CICF et Syntec Ingénierie. Avec quel objectif ?

Dans le domaine de l’hygiène publique pour les travaux d’adduction d’eau potable, d’assainissement et de stations d’épuration, le constat est vite fait : il y a un désengagement presque total de la maîtrise d’œuvre publique suite aux réformes que l’Etat a initié et suite au rapprochement DDA/DDE, lesquelles se voient aujourd’hui confier d’autres missions. Canalisateurs de France et Canalisateurs du Sud-Est travaillent sur de nombreux sujets, avec le souci permanent d’améliorer la qualité de nos réalisations, d’améliorer la sécurité sur nos chantiers avec les travaux de l’observatoire régional DR-Dict et d’intégrer les notions de développement durable avec le recyclage des matériaux de remblaiement et économies de carburant. Ces rencontres sont l’occasion de faire connaître à la maîtrise d’œuvre privée tous ces travaux, afin qu’elle les prenne en compte dans la préparation des appels d’offres afin de pérenniser le mieux-disant. A l’occasion de cette rencontre, de nombreux sujets seront à évoquer ensemble : identifications professionnelles, nouveau label de Canalisateurs de France, actualisations et révisions de prix liées, etc.

Quelles sont les spécificités de la maîtrise d’œuvre privée ?

Contrairement à la maîtrise d’œuvre publique, le tissu d’entreprises est très varié, du petit bureau d’études de un ou deux collaborateurs à la structure plus importante, d’une dimension nationale voire internationale. L’approche ainsi que l’interprétation du Code des marchés sont très différentes d’un bureau d’études à l’autre.

Quels problèmes ou enjeux cela engendre-t-il ?

La maîtrise d’œuvre est soumise au Code des marchés publics, ce qui l’amène à répondre à des appels d’offres et engendre des réponses très disparates d’un bureau d’études à l’autre. Compte tenu du niveau trop bas d’honoraires auquel certains bureaux d’études répondent, on peut se demander dans quelle mesure ils sont à même de réaliser une maîtrise d’œuvre de qualité avec une rémunération aussi faible.

Le travail du bureau d’études privé est la base de la réalisation d’un bon chantier. Une étude mal réalisée risque d’aboutir à des travaux d’une moindre qualité : prix supplémentaires, relations tendues, etc.

Le plus regrettable en cours de travaux est une absence de maîtrise d’œuvre. Et depuis quelque temps, on observe une baisse de qualité des travaux réalisés. Les travaux, qui sont de notre ressort, sont des investissements conséquents pour les collectivités. De ce fait, il n’est pas concevable de sacrifier les prix au détriment de la qualité.

Renseignements : Céline Coffin (tél. : 04.72.44.45.20) ou accueil@frtpra.fr.(*) Le 16 octobre à 9 h 30 à BTP Rhône, 23, avenue Condorcet, à Villeurbanne.

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