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QUESTIONS À Emmanuèle Perron, présidente de la commission des marchés de la Fédération nationale des travaux publics

« Une avance de 20% pour tous les marchés publics »

Le plan de relance a assoupli la délivrance des avances dans les marchés publics. En sentez-vous l’effet ?

Certes, la circulaire du 19 décembre 2008 impose le versement systématique aux titulaires des marchés de l’Etat d’une avance de 20 % du montant des marchés. Malheureusement, l’effet de cette mesure est limité puisque la part des marchés de l’Etat ne représente que 5 % du chiffre d’affaires des travaux publics.

Faudrait-il étendre ce dispositif à l’ensemble de la commande publique ?

C’est indispensable et c’est la solution que nous préconisons. Il faut que les marchés des entreprises publiques et parapubliques ainsi que ceux des collectivités territoriales imposent l’avance de 20 %. C’est une mesure rapide à mettre en œuvre et indolore pour les pouvoirs publics. Nous souhaitons également que le montant des marchés concernés puisse dépasser le plafond actuel de 5 millions d’euros et que la mesure puisse s’appliquer au-delà du 31 décembre prochain, en 2010 et 2011.

Y a-t-il péril pour les entreprises ?

Absolument. Généraliser l’avance de 20 % permettrait aux entreprises de faire face aux difficultés de trésorerie qu’elles connaissent aujourd’hui, qui résultent de la conjoncture et sont amplifiées par l’application de la loi de modernisation de l’économie. C’est en ces jours de rentrée de septembre que les situations les plus délicates vont se révéler. Il faut éviter à tout prix le déclenchement de procédures collectives.

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