Architecture Technique Phytoremédiation

Quand les champignons « boostent » les plantes

Pour accroître l’efficacité de la phytoremédiation, des recherches menées actuellement visent à associer aux racines de certaines plantes (luzerne, blé…) des champignons mycorhiziens. « Vivant en symbiose avec les racines des plantes, ces champignons améliorent la nutrition hydrique et minérale de ces dernières, tout en renforçant leurs capacités de résistance. Ils permettent également aux plantes d’explorer un volume de sol jusqu’à 1 000 fois plus important que les plantes qui en sont dépourvues », explique Anissa Lounès-Hadj Sahraoui, professeur à l’université du Littoral Côte d’Opale de Calais. Cette technique de rhizodégradation s’attaque essentiellement aux polluants organiques du sol. « La mise en culture des plantes mycorhizées n’est pas différente des techniques agricoles traditionnelles. Elle consiste à épandre les champignons, sous forme de poudre ou de granulés, avant de semer les graines des plantes. Il est aussi possible d’utiliser des plantes pré- inoculées », indique la chercheuse. La phytoremédiation présente l’avantage de laisser un sol vivant après traitement.

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