Territoires

Pyrénées-Orientales EDF Energies nouvelles teste ses premières éoliennes « furtives »

Mots clés : Energie renouvelable

EDF Energies nouvelles a mis en service cet été les 16 premières machines de l’Ensemble éolien catalan, à l’ouest de Perpignan. Ce parc, réparti sur les communes de Pézilla-la-Rivière, Calce, Villeneuve-la-Rivière et Baixas, comprendra à terme 35 machines, pour une puissance totale de 96 MW. Sa production correspondra à la consommation domestique d’une ville de 120 000 habitants, soit la taille de Perpignan. L’investissement total atteint 130 millions d’euros.

L’Ensemble éolien catalan sera ainsi l’un des plus gros parcs éoliens terrestres en France. Il sera aussi le premier à utiliser des éoliennes « furtives », conçues pour ne pas perturber le fonctionnement du radar météo d’Opoul-Périllos, distant de 20 kilomètres. « L’avis de Météo France étant requis, un parc standard n’aurait pas été autorisé, constate David Augeix, directeur régional Sud d’EDF Energies nouvelles. Nous nous sommes donc rapprochés du constructeur Vestas, qui testait alors un prototype d’éolienne furtive. Nous avons développé ensemble une solution susceptible d’être appliquée à un parc de 35 machines. »

Signal perturbateur divisé par trois.

Les pales utilisées contiennent une fibre à base de carbone qui permet d’affaiblir l’écho radar émis par les éoliennes. « Nous divisons par trois le signal perturbateur renvoyé au radar », indique David Augeix. Le parc fait actuellement l’objet d’une autorisation temporaire, qui ne deviendra définitive qu’une fois confirmée l’efficacité du procédé.

Le projet porté par EDF Energies nouvelles doit franchir un autre obstacle, juridique celui-là. L’un des quatre permis de construire, attaqué par la commune voisine de Corneilla-la-Rivière pour des raisons d’impact paysager, a été annulé en avril par le tribunal administratif de Montpellier. Ce permis concerne 19 éoliennes situées sur la commune de Pézilla-la-Rivière. EDF Energies nouvelles, qui a saisi la cour administrative d’appel de Marseille, espère un dénouement favorable. Mais l’achèvement du projet en est retardé d’autant.

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