Territoires

Puy-de-Dôme Test grandeur nature de l’enrobé du futur

Mots clés : Chaussée

Limiter les émissions de fumées, économiser les ressources et réduire les dépenses énergétiques. Tels sont les objectifs des projets de recherche MURE et IMPROVMURE, rassemblant pendant quatre ans les parties prenantes de la construction routière, afin de réaliser l’enrobé du futur. Celui-ci intégrera davantage d’agrégats issus d’anciennes chaussées, et sa température de fabrication sera abaissée d’une vingtaine de degrés.

« Le but est d’avoir d’ici à trois ou quatre ans des routes issues de l’économie circulaire », explique Jean-Eric Poirier, directeur scientifique du groupe Colas. A l’instar du conseil départemental du Rhône et Lyon Métropole, le conseil départemental du Puy-de-Dôme accueille en ce moment un chantier expérimental sur la commune de Moriat. Objectif ? Tester la pérennité du multirecyclage. Et acquérir en trois ans des informations équivalant à un demi-siècle de vie d’une chaussée.

Intégrer 70 % d’agrégats recyclés.

Concrètement, trois cycles d’application simulant quatre générations d’enrobés sont en cours de mise en œuvre sur une section de 250 mètres. Chaque cycle comprend une phase de rabotage, avec récupération des agrégats. Vieillis de manière industrielle, ces « déchets routiers » sont ensuite réintroduits en partie dans une nouvelle couche d’enrobé tiède, chauffé à 150 °C au lieu de 170 °C. « Nous pouvons adopter sans problème un taux de recyclage de 40 % dans nos centrales actuelles », affirme Pierre Berger, président de la fédération régionale des travaux publics Auvergne. Un taux qui pourrait grimper à 70 % à court terme, permettant ainsi à la France de rattraper son retard en la matière.

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