Territoires Dijon

Public et privé vont embellir le secteur Unesco

Une « oasis verte ». C’est le nouveau visage que doit prendre la place Grangier à Dijon, selon la mission confiée depuis cet été par la Ville à l’artiste plasticien bourguignon Bertrand Lavier. La métamorphose sera spectaculaire, tant cette place centrale dissuade aujourd’hui la déambulation, encombrée qu’elle est par ses accès au parking souterrain. L’opération d’embellissement n’est pas encore programmée dans le temps. Mais elle se justifie d’ores et déjà par deux projets privés, situés dans le même secteur sauvegardé, inscrit depuis juillet au patrimoine mondial de l’Unesco.

Acquéreur de l’hôtel particulier qui abritait le centre communal d’action sociale, l’investisseur dijonnais Marc Fortunato transforme cet immeuble en une galerie commerçante de 2 350 m2 sur trois niveaux. Le cabinet d’architectes Chapman Taylor conçoit une extension sur les pignons aveugles des deux cours et ouvre un porche entre la place François-Rude et la rue des Godrans. Les boutiques bénéficieront d’un traitement qualitatif : cheminées monumentales et hauts plafonds aux poutres et solives de bois sculpté. Le permis de construire du projet baptisé « Cour Bareuzai » sera déposé dans les prochains mois.

900 fenêtres à remplacer.

Dans le même périmètre, Poste Immo, filiale immobilière de La Poste, reconvertit la moitié des 14 000 m2 de l’immeuble emblématique du groupe en un hôtel haut de gamme (90 chambres), accompagné de bureaux et de boutiques au rez-de-chaussée. Les services postaux conservent l’autre moitié. Réalisés en entreprise générale par Spie Batignolles Sud-Est pour environ 10 millions d’euros, les travaux se poursuivent jusqu’au second semestre 2016. L’isolation thermique et la mise aux normes guident la rénovation. Les pierres calcaires et les sculptures de la façade principale Art déco font l’objet d’un nettoyage intensif. Des murs rideaux en aluminium couvrent les autres façades et les 900 fenêtres de l’édifice sont remplacées.
Au sud de la place Grangier, la Ville entreprend l’élargissement du plateau piétonnier. Les travaux s’étaleront entre la mi-février et la rentrée 2016. Deux appels d’offres, pour les réseaux et la voirie, seront lancés en novembre pour une attribution en janvier. Le budget est estimé à 2,6 millions d’euros TTC, mobilier urbain compris.
La nouvelle étape de piétonnisation s’inscrit dans le programme de recomposition des espaces publics, décidé suite à l’arrivée du tramway aux portes du secteur sauvegardé. « Ce plan définit dix actions en dix ans pour réorganiser les mobilités entre zones 30, de rencontre et piétonnes, et pour passer d’un mobilier urbain de sécurité à un mobilier d’agrément », rappelle Thierry Ciccione, dirigeant du cabinet d’architecture et d’urbanisme marseillais Stoa qui accompagne la collectivité au titre d’un contrat-cadre. Le traitement au sol conjugue le béton désactivé en granulats de pierre calcaire et des dalles de pierre au pied des immeubles.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X