Enjeux

Promotion : comment réussir son crowdfunding ? Lever un million d’euros en quelques heures, c’est possible. Encore faut-il connaître les règles du participatif.

Les plates-formes de crowdfunding (littéralement financement par la foule) dédiées à la promotion immobilière poussent comme des champignons sur le web. Ces sociétés s’appellent Anaxago, Wiseed, Inidev… et proposent aux promoteurs immobiliers de lever des fonds en un temps record. Jusqu’à un million d’euros par opération récolté parfois en quelques heures. Cette prouesse a un coût : un taux d’intérêt de 10 % en moyenne et des frais conséquents (jusqu’à 9 % des sommes récoltées, en plus des honoraires de gestion). Enfin, l’argent est remboursable sous trois ans. « Après le bouclage de la levée de fonds, nous créons une holding regroupant l’ensemble des internautes qui investiront dans le programme, explique Souleymane Galadima, directeur général de Wiseed. Les prêteurs seront remboursés à la livraison du programme immobilier. »

Transparence et communication.

Avant de pouvoir draguer les internautes, il faut d’abord séduire les dirigeants de la plate-forme et cela nécessite d’être transparent. « On analyse les risques administratifs, techniques, et commerciaux du projet », indique Joachim Dupont, cofondateur d’Anaxago. Inutile de postuler au crowdfunding sans disposer d’un permis de construire purgé de tous recours, d’une garantie financière d’achèvement (GFA), et avoir commercialisé 40 à 50 % du programme. Toutes ces informations seront ensuite mises à la disposition des internautes. Mieux vaut rassurer ses partenaires traditionnels, parfois peu habitués à ce type de tour de table. « Mon banquier craignait de devoir gérer 258 petits porteurs en cas de défaillance », se rappelle Patrick de la Rivière, président de Parthena qui a levé un million d’euros après six mois de préparation. « Quatre personnes ont planché sur le dossier : un directeur de programme, un contrôleur de gestion, un juriste et une personne en charge de la communication avec la plate-forme », indique-t-on chez Parthena.
Pour réussir sa levée de fonds, il faut aussi jouer le jeu du participatif. « Les gens veulent savoir comment est utilisé leur argent, parfois ils nous téléphonent, relate Olivier Cantrel directeur général de Kalelithos. Nous veillons à ne pas nous laisser submerger, pour nous concentrer sur notre cœur de métier : la promotion immobilière. »

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