Management

Profession Chauffeur-livreur : cap sur la qualité du service

Mots clés : Apprentissages - Formation continue - Hygiène et sécurité du travail

L’amélioration de la satisfaction client passe par le développement de la fonction des chauffeurs-livreurs. La nouvelle formation FCO et la géolocalisation y contribueront.

Le métier de chauffeur-livreur est répertorié par Pôle Emploi sur la liste des quinze professions où les difficultés de recrutement sont les plus importantes. L’étude « Besoin en main-d’œuvre 2009 » montre que 49 % des recrutements à ce poste présentent des difficultés.

Mais à la différence d’autres métiers où la « tension » est générale, elle est très variable selon les zones géographiques. Ainsi, la dernière étude du Credoc sur le sujet montre que seul un tiers des zones d’emploi connaît des difficultés importantes. Les statistiques font apparaître deux grands cas de figure : les zones à fortes activités logistiques où les entreprises sont nombreuses à chercher des chauffeurs-livreurs telles que la région parisienne, mais aussi des villes de province comme Tours, Le Mans, Bordeaux, Saint-Brieuc, Lyon, Strasbourg par exemple. Dans ce cas, environ sept à neuf chefs d’entreprise sur dix déclarent éprouver des difficultés à recruter. La pénurie existe aussi dans des zones rurales où le tissu économique est beaucoup plus ténu. Les demandes sont peu nombreuses, mais les candidats encore plus rares. Dans ce cas, 100 % des chefs d’entreprise déclarent éprouver des difficultés à recruter. « Quand on en a un, on fait tout pour le garder », lance-t-on à Choisy-au-Bac, chez Sodimat-Gedimat. « Je mise sur la fidélisation de mes chauffeurs. Cela doit faire dix ans que le dernier est entré. Le prochain recrutement est dans deux ans, lorsqu’il faudra remplacer un départ à la retraite. Dans ce domaine, il n’y a pas de mystère, avec un bon salaire et une bonne ambiance de travail, vous gardez vos gars ! », confirme Denis Bret, dirigeant de Bret Matériaux SARL à Hauteville-Lompnes (01).

Cette stratégie ne suffit pas cependant dans les zones à fortes activités économiques. « Les jeunes sont attirés par les sirènes du transport international où ils peuvent travailler 210 heures et donc se garantir de meilleurs salaires. Entre 25 et 35 ans, quand les jeunes gars ont besoin d’argent pour bâtir leur vie de famille, ils peuvent être assez difficiles à garder. Passé ce cap, les tensions s’apaisent », confirme Jean-François Prévot, Pdg de Prévot-Cartier SA, qui note que la crise a depuis un an calmé pour un temps les velléités de départ. Pour répondre à ce...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 319 du 01/10/2009
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X