Management et prévention

Prévention Spie Sud-Ouest abaisse son taux de fréquence d’accidents

Mots clés : Entreprise du BTP - Retraite

Lauréate, pour la deuxième année consécutive, du 1er prix, « Grand prix de la sécurité », décerné par le Syndicat des entreprises de génie électrique et climatique (Serce) et l’OPPBTP, l’entreprise Spie Sud-Ouest affiche un taux de fréquence de 2,8 pour 3,5 millions d’heures travaillées. « C’est le résultat d’une implication de toute l’entreprise, de la direction générale jusqu’aux personnels de chantier », estime Sophie Rémésy, directrice qualité-sécurité-environnement. De bons résultats qui récompensent une démarche de prévention globale engagée depuis plusieurs années. Après avoir procédé à une évaluation des risques pour dégager les plus importants, l’entreprise a mis en place une formation de deux jours consacrée au management de la sécurité. « Elle a été suivie par l’ensemble de l’encadrement, de la direction générale jusqu’à l’encadrement de chantier », indique Sophie Rémésy.

Parallèlement à ces formations, l’encadrement se doit de réaliser, régulièrement, des visites d’observation préventives. « Ces visites ont pour objectif d’observer les pratiques sur le terrain, de supprimer les situations dangereuses et de mettre en valeur les bonnes pratiques sécurité », précise-t-elle. De leur côté, les chefs de chantier organisent, sur un rythme hebdomadaire ou mensuel, des « causeries sécurité ». Ils consacrent ainsi quinze minutes du temps de travail pour discuter, avec leurs équipes, d’un thème sécurité.

Limiter le risque lié au stress

« Le plus difficile est de faire de la sécurité une véritable culture d’entreprise. L’enjeu est que chaque personne, en arrivant sur un chantier, analyse les risques pour elle-même et pour les autres », insiste la responsable prévention.

L’entreprise s’attaque aujourd’hui à un autre risque : le stress. « Nous avons initié cette démarche en 2007, sans pression réglementaire et sans avoir d’indicateurs alarmants en interne, explique Sophie Rémésy. Nous avons mis en place un comité de pilotage, composé de membres de la direction générale, de la DRH, de la médecine du travail, du CHSCT, de la CRAM et du service QSE. » Des groupes de travail ont dégagé des propositions d’action. Ainsi, un manuel, comprenant une définition du stress et des bonnes pratiques sur la tenue des réunions, l’utilisation de la téléphonie, sera diffusé à l’ensemble du personnel. Une formation d’un jour et demi est, par ailleurs, dispensée à l’encadrement supérieur.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X