Management et prévention

PREVENTION Les coordonnateurs SPS sont souvent désignés tardivement

Mots clés : Retraite

Une majorité de coordonnateurs sécurité et protection de la santé (SPS) se plaint d’être associée trop tard par le maître d’ouvrage à la phase conception. C’est ce qu’enseigne une étude de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) conduite avec le ministère du Travail, la Caisse nationale d’assurance-maladie des travailleurs salariés (Cnamts), et l’Organisme professionnel de prévention du BTP (OPPBTP). Pour rappel, le Code du travail impose pourtant au maître d’ouvrage, depuis 2003, de solliciter les services du coordonnateur SPS dès le début de la phase d’élaboration de l’avant-projet sommaire. Or, seuls 27 % des coordonnateurs interrogés déclarent être toujours nommés au début de cette phase, et 43 % l’être « parfois ». 60 % des répondants escomptent ainsi voir renforcer, via une évolution réglementaire, l’obligation d’associer le coordonnateur SPS en phase conception avant le permis de construire.

Evolution de la profession

Autre apport de l’étude : 39 % des professionnels interrogés réclament, pour leur mission, un taux horaire inférieur à 50 euros. Les prix les plus bas sont notamment pratiqués dans les bureaux de contrôle et les sociétés unipersonnelles, et les maxima dans les cabinets d’architectes et les bureaux d’études. Résultat : 68 % des coordonnateurs déclarent pas moins de 25 missions en cours.

L’étude de l’INRS devrait nourrir la réflexion d’une Commission du conseil d’orientation sur les conditions de travail, appelée à se prononcer sur l’évolution de la profession.

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