Enjeux HLM

Prêts de haut de bilan : un moindre mal pour les bailleurs

Mots clés : Logement social

La Caisse des dépôts défend ses prêts de haut de bilan. La quatrième étude intitulée « Perspectives » et publiée par la direction des fonds d’épargne évalue l’impact des 3 milliards d’euros de prêts octroyés aux bailleurs sociaux sur quarante ans (avec un différé d’amortissement de vingt ans). « Les projections à quarante ans montrent que l’accélération de l’activité de réhabilitation et de production de logements prévue dans les années à venir est soutenable, au prix d’une détérioration contenue de la situation financière [des organismes HLM] », note l’étude.

Baisse de l’autofinancement. Concrètement, avec les prêts de haut de bilan, l’autofinancement net (1) se détériore légèrement, passant de 10,5 % des loyers en 2015 à 9 % en 2024. « Cette dégradation s’explique principalement par la forte hausse de l’activité qui se répercute sur les annuités financières », indique l’étude. Rappelons que les prêts de haut de bilan sont accordés « pour faire plus ». En d’autres termes, ils sont un coup de pouce. L’accélération de l’investissement n’est que partiellement financée par ces emprunts. Pour boucler les opérations, les bailleurs auront recours aux subventions et à des prêts classiques. « Les annuités de ces prêts complémentaires pèsent sur l’exploitation. Elles passent ainsi de 41 % des loyers en 2015 à 41,5 % au milieu de la période », calculent les auteurs de l’étude. En parallèle, l’autofinancement global passe de 13 % en 2015 à 10 % en 2024 en raison « de l’augmentation des charges d’exploitation » liée à la production nouvelle de HLM.

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(1) Hors produits financiers, marges autres activités et exceptionnelles.
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