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Premières lignes de code pour le bâtiment connecté

L’association Smart Buildings Alliance vient d’éditer un référentiel. Il décrit les spécificités d’un édifice communicant.

A force de rêver de villes et de réseaux intelligents, on en oublierait que de telles structures ne seraient pas complètes sans un bâtiment capable d’interagir avec l’extérieur. La généralisation de cette catégorie de construction est le principal objectif de la Smart Buildings Alliance (SBA), une association qui rassemble des industriels, des opérateurs et des entreprises de services. « Nous réunissons 72 entreprises représentatives de tout le secteur. Nos travaux constituent un cadre commun, accepté par tous », souligne Alain Kergoat, président de la commission marketing de la SBA.

Au mois de mai, ses membres publiaient le référentiel « Ready2Services » (R2S). Destiné aux maîtres d’ouvrage, ce document recense les éléments nécessaires pour bâtir un édifice en mesure de transmettre des informations. Les recommandations de l’association portent sur l’accessibilité des fonctions de pilotage. Au chapitre des infrastructures de communication, les préconisations demeurent classiques : tout bien immobilier « R2S » inclura un réseau IP filaire uniquement dédié à la gestion technique du bâtiment. Cette installation devra comprendre des points de connexion pour du matériel informatique en local. En dernier lieu, le réseau principal pourra être divisé afin que les différentes entités occupantes disposent d’un accès individuel.

La gestion technique stockée à l’extérieur.

Les positions de la SBA sur les outils de contrôle seront sans doute plus controversées. Le référentiel propose d’héberger tous les logiciels et les données dans des serveurs hors des murs. Les entités autorisées pourraient les utiliser depuis n’importe quel poste relié à Internet. « La sortie vers le cloud est nécessaire à l’intégration des bâtiments au sein d’un ensemble plus vaste, un quartier ou une ville. Par ailleurs, ces informations offrent la possibilité aux entreprises de concevoir de nouveaux services », explique Emmanuel François, président de l’association.
Une meilleure exploitation des flux numériques augmenterait la rentabilité des infrastructures de télécommunication indispensables aux transferts. Certains investisseurs pourraient alors y trouver un intérêt. « Il existe une formidable richesse d’informations inexploitées dans le bâtiment. Les données énergétiques n’en sont qu’une partie. Nous devons prendre en compte d’autres facteurs, comme le confort ou la santé, pour améliorer l’attractivité de la filière du bâtiment intelligent », analyse le président. Une autre commission de la SBA, baptisée « Smart Services », y réfléchit déjà.

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