Numérique

« Pour un modèle alternatif de l’habitat connecté »

CTB Pour quelles raisons avoir choisi de vous intéresser à la transition numérique et à l’Internet des objets dans le bâtiment ?

Philippe Dresto : Parce que le numérique est potentiellement un facteur d’accélération de la transition énergétique engagée depuis dix ans, et qu’il me semblait utile de se demander dans quelles conditions les objets connectés – dont beaucoup relèvent encore, à l’heure actuelle, du gadget – pourraient devenir à terme des objets robustes, fiables, participant de notre environnement et de notre quotidien.

CTB N’était-ce pas déjà l’ambition des objets domotiques dans les années 70-80 ?

Ph. D. : Sans doute, mais cette « technologie » était arrivée trop tôt sur le marché par rapport aux mentalités, un peu comme la pompe à chaleur que l’on connaît depuis près de cinquante ans et qui ne rencontre le succès que depuis l’émergence récente de préoccupations liées aux économies d’énergie…

D’autre part, alors que la domotique de la fin du XXe siècle se caractérisait surtout par l’automatisation de certains équipements du bâtiment, l’évolution des infrastructures de communication a rendu possible leur connexion à leurs utilisateurs, de même que le recours à l’intelligence artificielle devrait diminuer l’implication humaine nécessaire à leur pilotage.

plutôt que de subir ce changement de modèle économique, mieux vaudrait que les acteurs du BTP l’anticipent dès maintenant.

CTB S’achemine-t-on, de ce fait, vers une robotisation de l’habitat ?

Ph. D. : C’est plus complexe que cela. Tout porte à croire que l’usager va devenir pilote de son habitat sans...

Vous lisez un article de la revue CTB n° 356 du 08/12/2016
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