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Pour se développer, GCC veut sortir de l’ombre

Mots clés : Entreprise du BTP

La plus discrète des entreprises indépendantes du top 10 du BTP dévoile sa stratégie à la faveur de sa nouvelle gouvernance.

GCC est une entreprise discrète. Claude Gaillard, le président du conseil de surveillance, l’admet lui-même : « On nous connaît peu. » Avec un chiffre d’affaires de 683 millions d’euros en 2014 et 2 400 collaborateurs au compteur, GCC figure pourtant dans le top 10 des entreprises de BTP indépendantes françaises. Alors le proverbe « Pour vivre heureux, vivons cachés », qui a prévalu jusqu’ici et plutôt réussi à ce groupe né en 1999, pourrait-il tomber bientôt en désuétude ? C’est en tout cas ce que souhaite Jacques Marcel, le nouveau président du directoire, recruté en 2012 après plus de vingt ans chez Bouygues Construction. Celui-ci veut améliorer la notoriété du groupe, pour mieux le « faire connaître des donneurs d’ordre » et le « rendre attractif auprès de futurs collaborateurs ». GCC présente des arguments de poids. Son indépendance d’abord, qui a été confortée par un LBO en mars dernier et dans lequel « les collaborateurs ont pu rester majoritaires dans le capital », se réjouit Jacques Marcel.

Diversité des spécialités du groupe. Cette entreprise de taille intermédiaire (ETI) se pose aussi comme vraie alternative aux majors du BTP et aux PME. Présentes partout en France (à l’exception de l’Est, où elles sont peu actives), les 31 implantations du groupe GCC sont réparties en deux grands pôles : le pôle Construction, qui regroupe les activités d’entreprise générale et de gros œuvre (72 % du chiffre d’affaires), et le pôle Energie, qui comprend les métiers de CVC (chauffage, ventilation, climatisation), de génie électrique, de gestion technique du bâtiment et d’hydraulique. Après une croissance annuelle moyenne du chiffre d’affaires de 12 % ces quatre dernières années, GCC devrait marquer une pause en 2015, avec un chiffre d’affaires estimé à 660 millions d’euros (- 3,4 % par rapport à 2014). Le groupe, qui va tenter de préserver ses marges (2 % du chiffre d’affaires), s’estime bien armé pour affronter la crise. Il dispose en effet d’une trésorerie nette importante – 141,5 millions fin 2014 – qui permet de voir venir et constitue « un véritable gage de crédibilité pour nos clients ». Par ailleurs, la diversité des spécialités du groupe et le poids important des maîtres d’ouvrage privés dans son activité (66 % des clients) lui assurent une stabilité salvatrice. Si bien que GCC compte poursuivre son développement et structure sa stratégie autour de quatre axes forts. Premier d’entre eux : l’habitat et le logement. Le président du directoire veut profiter de la dynamique nouvelle qui s’amorce pour investir le neuf et la réhabilitation, « notamment en site occupé pour des bailleurs sociaux ». Jacques Marcel compte aussi sur la filiale GCC Investissements pour multiplier les montages d’opérations immobilières, une activité pourvoyeuse de chantiers.
Développement du pôle énergie. La deuxième orientation stratégique touche les activités de maintenance et de travaux de proximité du pôle Energie. « Elles représentent 30 % du chiffre d’affaires du pôle, mais nous voulons les faire évoluer de manière significative dans les prochaines années », précise Jacques Marcel, qui apprécie la récurrence et la visibilité qu’offrent les contrats dans le secteur. Dans une logique de continuité, le groupe veut aussi poursuivre sa stratégie de croissance externe. Le président du directoire compte procéder à des rachats de sociétés, soit pour compléter le maillage géographique (Est et Sud-Est), soit pour acquérir des compétences nouvelles, notamment sur le créneau de la performance énergétique. Enfin, Jacques Marcel parie sur l’international, avec pour objectif « de faire mieux qu’en France ». Jusqu’ici très hexagonal, le groupe a créé une filiale à Rabat au Maroc (GCCI Maroc) en 2014, pour y chercher « des affaires de tailles moyennes », précise Jacques Marcel, qui prévoit que GCCI Maroc devrait « commencer à générer du chiffre d’affaires en 2015 ».

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« Notre taille intermédiaire nous permet de concilier le côté rassurant des grandes entreprises avec la proximité relationnelle des PME. »

Jacques Marcel, président du directoire du groupe GCC

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