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Pour que ça dure…

Mots clés : Architecte - Architecture - Démarche environnementale - Normalisation - Marquage CE

Pour répondre de manière pertinente à la préoccupation de durabilité des ouvrages, il faut absolument s’interroger sur la pérennité de leurs performances. Les architectes sont sans cesse confrontés aux objectifs des certifications de leurs projets mais qu’en est-il de la vérification des résultats a posteriori ? Programmation, commissionnement, coût global…, sont autant d’outils offrant des opportunités pour parvenir à une architecture durable enfin soutenable.

Le développement durable est dans tous les discours mais construire durable n’est pas une évidence. Continuant à servir le dieu Développement, le Français dénomme durable ce qui devrait être soutenable mais souvent ne l’est pas, ce qui réduit un peu plus la portée du concept et le rend ambigu. Car aujourd’hui, construisons-nous vraiment durable, au sens de la tenue dans le temps du bâti et de ses performances ? Chacun d’entre nous a son opinion là-dessus mais les quelques informations fiables dont nous disposons – relevés de consommation, statistiques sur les sinistres, analyses de l’Agence Qualité Construction – semblent indiquer que la pérennité dans le temps est loin d’être toujours atteinte. Une certaine complexité constructive et technique ainsi qu’un déficit en maintenance et en entretien sont en général pointés du doigt.

Et si résidait là une porte de sortie à la complexification croissante des démarches de certification environnementale ? Plutôt que d’essayer lors des études de conception puis pendant la construction de justifier d’une future performance, à grand renfort de calculs et notes explicatives, pourquoi ne pas conditionner l’obtention des certifications à des performances vérifiées a posteriori ? Les certifications telles que « HQE Exploitation » ou « Breeam in use » s’intéressent déjà à l’exploitation et à l’usage des bâtiments. Néanmoins une regrettable césure persiste entre la certification délivrée à la livraison et celle de suivi du bâtiment en opération.

Certification ou pas, ce qui importe aujourd’hui est d’engager les équipes de maîtrise d’œuvre et les entreprises dans ce qui se passe après la livraison, au-delà de la garantie de parfait achèvement. Et cela pas seulement pour les projets en conception-réalisation, PPP ou autre variante du genre. Pour faire le lien entre conception, construction et opération, des outils pratiques existent déjà. Approche en coût global,...

Vous lisez un article de la revue AMC n° 231 du 12/03/2014
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