Marketing-Achat

Pour les industriels, l’urgence est à l’innovation et à la différenciation

Mots clés : Innovations

Les LVT, en cours de diffusion dans toute la distribution, ont permis de restaurer les marges des uns et des autres. Mais déjà, la guerre des prix a commencé, ce qui oblige les fabricants à se démarquer d’un import asiatique massif.

I y a un « avant » et un « après ». Avant les LVT, après les LVT. Ce revêtement, qui est une évolution des « dryback » apparus dans les années 1990 – ce sont des vinyls à coller très exigeants du point de vue de la préparation du support -, s’est imposé à la vitesse de la lumière et a ébranlé tous les niveaux de la filière : fabrication, distribution, installation, utilisation. Un véritable phénomène.

Il n’a pas fallu cinq ans aux LVT pour conquérir plus de 20 % du secteur des sols souples et modifier la structure du marché des revêtements de sol dans son entier. Car la LVT est à la fois adaptée à de nombreux marchés (habitat et tertiaire), facile à poser et à stocker, et distribué par de plus en plus de points de vente, spécialisés ou non.
Mais si ce développement fulgurant a pu avoir lieu, c’est grâce au sourcing en Chine, qui a permis à l’offre d’être immédiatement abondante. Tout le monde s’est mis à « faire du container », afin d’approvisionner le grand public mais aussi les artisans du second œuvre, toujours plus nombreux à « s’improviser » poseurs de revêtements de sols. C’est donc grâce à une poignée d’industriels chinois, qui servent ou ont servi des fabricants de revêtements de sol ne produisant pas de LVT, des distributeurs et des importateurs, que le produit s’est diffusé à la vitesse grand V.

Les LVT sont en train d’atterrir

Mais de l’abondance à la surabondance, il n’y a qu’un pas, et il n’est pas loin d’être franchi. « Le marché est très concurrentiel », confirme un industriel. En Allemagne, où les volumes sont importants et la distribution nettement moins concentrée, plus de 70 fabricants ou importateurs de LVT ont été...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 405 du 17/04/2015
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