Actu quincaillerie-outillage

Pour faire face à la crise persistante, la profession affûte ses armes

Mots clés : Concurrence - Matériel - Equipement de chantier - Produits et matériaux - Quincaillerie

Conjoncture toujours plus difficile, nouvelles formes de concurrence, clientèle dont les habitudes de consommation évoluent… La distribution quincaillerie-outillage s’organise pour répondre à la complexité grandissante du marché et rester dans la course à la compétitivité.

Un marché toujours à la traîne

Sept années de baisse, et la reprise ne semble toujours pas poindre le bout de son nez : en 2015, la distribution quincaillerie-outillage devrait à nouveau subir une baisse de chiffre d’affaires de 2 % par rapport à 2014, selon les estimations de la Fédération française de la quincaillerie, des fournitures pour l’industrie, le bâtiment et l’habitat (FFQ). Jean-François Dubost, son président, ne pèche pas par excès d’optimisme : « Dans le meilleur des cas, les entreprises qui enregistreront cette année un niveau d’activité étale seront les plus performantes. » Et encore, le scénario avancé par la FFQ n’est pas le plus sombre de tous. Thierry Anselin, directeur général de Groupe Cofaq, évoque carrément des résultats de vente de la profession « plutôt aux alentours de – 8 à – 10 % » au premier semestre.

Effet de ciseau

Le delta entre les prévisions de la FFQ pour l’année pleine et les résultats constatés au premier semestre par le groupement d’indépendants est surprenant. Ce qui est sûr, c’est que la croissance est un mirage. Le marché continue de s’essouffler, avec son lot d’effets pervers : pression sur les prix, relations commerciales dégradées et des fournisseurs « demandant aux distributeurs des paiements comptants », témoigne Thierry Anselin. Ajoutez la montée en puissance des grandes surfaces de bricolage (GSB) et l’ombre des pure-players : les affaires sont rudes pour les professionnels de la distribution quincaillerie. D’autant qu’ils sont touchés à la fois par le ralentissement global de la branche construction (permis de construire, mises en chantier, marché de l’entretien-rénovation) et par celui de ses deux autres marchés cibles, l’industrie et les collectivités : le premier subit la chute des investissements, le second le poids de la dette publique.

La concentration toujours en marche

Investir pour pérenniser, malgré des marges réduites. Cette équation difficile incite les acteurs de la filière à s’engager dans une course à la croissance...

Vous lisez un article de la revue Negoce n° 412 du 27/11/2015
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