Métier

Poujoulat s’ouvre de nouveaux horizons

Mots clés : Efficacité énergétique - Enfance et famille - Réglementation thermique et énergétique

Le groupe familial s’affirme à l’international, tout en soignant son positionnement autour de l’efficacité énergétique.

Le métier du groupe Poujoulat ? La performance énergétique. C’est le pari de Frédéric Coirier, président du directoire. Cette stratégie s’articule avant tout sur le bois énergie, fidèle à l’héritage de Cheminées Poujoulat, acteur majeur sur le marché de l’évacuation des fumées. Deux des dernières innovations de l’entreprise portent sur ce segment. Avec Alliance, Poujoulat a imaginé une solution pour diffuser l’air chaud produit par un poêle. Le produit Sunwood, développé avec Systovi et commercialisé fin 2016, utilise la chaleur dégagée à l’arrière d’un panneau photovoltaïque pour alimenter en air préchauffé une ventilation double flux. « La maison à énergie positive comptera deux ou trois sources d’énergie », prédit Frédéric Coirier, qui voit dans cette donne une opportunité pour le groupe. Mais il continue à s’intéresser aux énergies traditionnelles, notamment pour faciliter la généralisation de la condensation dans les immeubles rénovés.

Depuis 2007, l’entreprise s’est établie sur le marché du combustible. Sa filiale Euro Energies occupe la première place du marché hexagonal de production de granulés et commercialise aussi des bûches. « On est passé en quelques années d’un marché d’économie parallèle avec des produits humides et non normalisés à une activité offrant des garanties de quantité et de qualité, avec une traçabilité et une norme NF », souligne Frédéric Coirier. Seule limite que Poujoulat ne franchira pas : produire les appareils de chauffage au bois. « Les fabricants d’appareils sont nos clients, explique le dirigeant. Si Michelin se mettait à produire des voitures, il perdrait ses contrats avec les autres fabricants automobiles ! » Poujoulat mise sur deux axes stratégiques. Tout d’abord la personnalisation pour séduire le client final. Pour aider les installateurs à vendre les sorties de toit personnalisées, un simulateur en ligne a été lancé. Le groupe se tourne désormais vers la décoration intérieure. 3 millions d’euros viennent d’être investis dans l’usine historique de Niort pour créer une station de peinture qui propose des conduits colorés à la demande. De quoi séduire clients et architectes.
Autre enjeu, l’international. « Sur le marché du conduit de fumée, nous avons un objectif de 50 % de nos ventes à l’export, contre 33 % aujourd’hui. » Une nécessité pour garder un rythme de croissance soutenu, alors que le marché français patine depuis quelques années. Sur les conduits pour l’industrie, l’internationalisation est plus marquée, avec un taux d’environ 50 %. La petite tôlerie industrielle à façon, reprise en 1975 par Yves Coirier, père de Frédéric, est devenue un acteur international aux ambitions affichées. Une success story familiale.

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