Architecture Technique Plomb

Poteaux sablés en zone confinée

Mots clés : Produits et matériaux

L’intégration d’éléments témoignant du passé industriel figure parmi les intentions fortes du projet de reconversion de cet ancien site militaire. Aussi les 42 poteaux treillis en acier qui soutenaient la charpente d’origine ont-ils été conservés et valorisés. Hauts d’une dizaine de mètres, leur présence forte jalonne ainsi l’espace public sous la nef. Ils servent également de points d’accroche aux descentes d’eaux pluviales.
Avant de retrouver leur couleur bleue d’origine, les poteaux ont subi une opération de déplombage qui a été programmée en plusieurs phases sur une durée de sept mois. « La concomitance de plusieurs programmes sur un même site implique la présence de nombreuses équipes sur le chantier, explique Sébastien Leray, conducteur de travaux principal pour Sogea Bretagne. Aussi le mode opératoire a-t-il consisté à déterminer quatre zones de confinement. A l’intérieur de ce sas étanche – mis en dépression pour éviter la dispersion des particules -, trois personnes sur nacelle procédaient au sablage des poteaux par lots d’une dizaine. Etant donné l’envergure du site, la préparation des zones étanches impliquait un montage assez complexe et long. Un mois environ pour bâcher une structure d’échafaudage de 80 m de long, 10 m de large et une douzaine de mètres de haut afin de passer au-dessus des poteaux. L’air entrant et sortant du sas était filtré. Les déchets issus du sablage évacués par camions pompe pour être traités en centre d’enfouissement. »
Soumise à la réglementation spécifique au plomb, cette opération a été conduite par la société agréée Sorespi sous le contrôle d’une maîtrise d’œuvre spécifique (André Jacq Ingénierie).

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