Territoires

Port-Camargue L’école de mer revisitée

Mots clés : Gares, aéroports - Transport maritime

Evoquer l’architecture de Jean Balladur sans l’imiter. C’est l’exercice auquel s’est livrée l’agence nîmoise C + D Architecture pour dessiner la nouvelle école de mer de Port-Camargue (Gard). Le bâtiment doit être construit face au port, en lieu et place des locaux actuels, devenus obsolètes. L’insertion harmonieuse du nouvel équipement au cœur de la station dessinée par Jean Balladur n’était pas la seule contrainte imposée au maître d’œuvre, lauréat d’un concours organisé par la régie autonome du port. Il s’agissait aussi de densifier le bâti pour dégager des espaces extérieurs – tout en portant la capacité d’accueil de 100 à 120 chambres -, de prendre en compte le risque de submersion marine qui imposait un rehaussement des planchers bas, et de ne pas s’élever à plus de 8 m au-dessus du sol pour ne pas masquer la vue des riverains dans un site très urbanisé. Mais aussi de phaser la construction pour ne pas interrompre le fonctionnement de l’établissement.

Jeu d’ombre et de lumière.

L’architecte a commencé par renverser le bâtiment pour l’ouvrir à l’ouest sur un vaste parvis qui desservira également la capitainerie, le club-house et le yacht-club. La nouvelle école se compose de deux volumes disposés en équerre, créant des patios qui laisseront entrer la lumière naturelle et la végétation au cœur du programme. Le niveau R + 1, destiné à l’hébergement, forme un H dont l’une des branches s’avance en porte-à-faux sur le parvis pour signaler l’entrée du bâtiment. La façade principale, en béton blanc matricé, présentera des micro-perforations à la distribution aléatoire, comblées avec du verre bleuté.

« Nous avons voulu donner une expression contemporaine au béton, tout en faisant référence à Jean Balladur dans la manière de jouer avec l’ombre et la lumière et avec les pleins et les vides », explique Nicolas Crégut, architecte. « Le projet de C + D Architecture a d’abord été choisi pour sa fonctionnalité, souligne pour sa part Michel Cavaillès, directeur du port. Il répond à 95 % à un programme particulièrement contraint. » Les travaux devraient débuter en octobre 2016 pour s’achever en juin 2018. Coût du projet : 5 millions d’euros HT ; AMO : Segard.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X