Territoires

Poitou-Charentes La Caisse des dépôts ne lâche pas l’ex-région

Le directeur général l’avait annoncé l’an dernier à la veille de la réforme territoriale : la Caisse des dépôts (CDC) n’abandonnera pas les anciennes régions. Au contraire, le principal financeur des collectivités locales souhaite s’ancrer encore plus profondément dans les départements. Pour ce qui est de la direction régionale Poitou-Charentes, Christophe Laurent, nommé directeur de l’immobilier du groupe, a laissé sa place en 2015 à Patrice Bodier. Le nouveau directeur délégué, qui siège à Poitiers (Vienne), est chargé de faire appliquer les quatre fondements qui constituent la politique du groupe (transition territoriale, numérique, démographique et écologique) sur l’ensemble de la région Poitou-Charentes.

Une convention ambitieuse.

L’an dernier, la CDC a contractualisé près de 318 millions d’euros de prêts avec les acteurs picto-charentais. Parmi les gros dossiers, la Caisse a ratifié une convention de partenariat avec la Ville et l’agglomération de Niort (Deux-Sèvres). « Outre des prêts sur fonds d’épargne pour financer l’investissement, nous interviendrons pour le montage d’opérations en matière d’économie d’énergie des bâtiments publics. Nous soutiendrons également le programme de restructuration des quartiers ainsi que la création d’entreprises », détaille Patrice Bodier, qui annonce qu’une convention de ce type – mais avec une ampleur encore plus importante – sera signée avec Grand Poitiers, le 20 mai prochain. « Il s’agit de préparer la création de la future communauté urbaine de Poitiers et de mettre à sa disposition des outils de développement économique, urbain, énergétique ou encore numérique », ajoute le responsable de la Caisse.

Comme investisseur, cette fois, la Caisse des dépôts est entrée, l’an dernier, au capital de la SAS Tipee, plate-forme d’innovation et d’expertise pour la réhabilitation des bâtiments. Cette structure en construction est située à La Rochelle (Charente-Maritime). Elle aura notamment pour vocation de permettre aux industriels du bâtiment de tester en temps réel les produits de demain. Cofinancé par l’Université de La Rochelle et la CDC, cet outil devrait employer une dizaine de personnes et générer 1,5 million d’euros dans les dix ans à venir.

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