Edito

Plouf !

Au cours de l’été, vous aurez peut-être la chance de piquer une tête dans le grand bain d’une piscine. Si elle est récente ou si elle a bénéficié d’une rénovation, il est probable qu’en sortant de l’eau, vous fassiez une halte dans le spa ou le sauna. Ce qu’il est convenu d’appeler des « centres aquatiques » s’apparente désormais à de véritables complexes dédiés au bien-être (lire p. 61).

Leur filiation paraît fort lointaine avec leurs illustres aînées, simples fosses rectangulaires surmontées d’un cube en ossature bois (souvenez-vous des piscines Caneton) ou encore d’une coupole à hublots (les Tournesol), selon les rares variantes du plan « 1 000 piscines », lancé en 1969, et destiné à apprendre aux Français à faire des longueurs. La fin de l’époque des modèles dupliqués de ville en ville s’accompagne d’une place nouvelle accordée à la créativité architecturale, au projet en résonance avec son environnement (lire p. 64).

Cependant, vous aurez beau arpenter – sans courir -les rebords carrelés du bassin, monter sur les plongeoirs et descendre les toboggans, vous passerez à côté de l’autre courant majeur qui agite les piscines : l’innovation au service de l’efficacité énergétique. A l’abri des regards des nageurs, des roseaux filtrent l’eau, des serveurs informatiques la réchauffent (lire p. 68)

Les piscines octroient une place nouvelle à la créativité architecturale et à l’efficacité énergétique.

En sortant de la piscine, en repassant devant les caisses, vous penserez éventuellement aux communes et intercos qui cassent leur tirelire pour ces équipements plébiscités par la population – 32 millions d’euros, par exemple, à Valenciennes (lire p. 37) . Les subventions publiques sont souvent mobilisées. Des fonds privés, aussi, de plus en plus, via des marchés de partenariat.

Evidemment, lors de votre passage, il est probable que ces questions s’envolent dès le pédiluve franchi. Et c’est heureux ! Dans ce cas, rafraîchissez-vous, amusez-vous, délassez-vous. Peut-être qu’au moment de plonger, vous aurez tout de même une petite pensée pour les archis, ingénieurs, entreprises et fonctionnaires territoriaux qui ont œuvré à ce petit moment de bonheur.

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