Solution technique

Planchers de verre L’attraction du vide prend de l’ampleur

Mots clés : Escalier - Sécurite des ouvrages

Après les garde-corps et les marches d’escalier, l’usage du verre se développe à grande vitesse pour les planchers. Dans les lieux recevant du public, mais également chez les particuliers, des règles strictes ainsi que des principes de bons sens encadrent ces conceptions.

Tout comme les garde-corps entièrement vitrés, les planchers de verre connaissent depuis une décennie un grand succès. Si l’on admet que les premiers pavés de verre en sont les précurseurs, la comparaison s’arrête là. Les pavés striés installés dans les magasins de la Samaritaine comme dans certaines gares de Paris dans les années 1930 étaient des puits de lumière autant que le signe d’une certaine modernité. L’engouement ces trente dernières années pour les passerelles, les mezzanines, les paliers d’escalier et les sols entièrement vitrés résulte d’une idée de modernité, avec en outre la volonté de créer un effet physiologique. La révélation du vide, l’envie du frisson, l’ouverture d’une autre perspective ou une vue nouvelle expliquent certainement ce succès. On se souvient des passerelles de verre créées par les architectes Borja Huidobro et Paul Chemetov pour le réaménagement de la Galerie de zoologie du Muséum national d’histoire naturelle, à Paris en 1991. Ils avaient, par l’emploi abondant du matériau, réinventé la muséographie. Un ouvrage tel que le Skywalk, réalisé en 2007 aux États-Unis, a quant à lui franchi une étape sensorielle. Cette passerelle métallique qui constitue une boucle au-dessus du Grand Canyon offre grâce à son plancher une vue sur pas moins de 1 300 m de vide ! Dans le même esprit et plus récemment en France, des créations telles que le Pas dans le vide à l’aiguille du Midi ou les parties vitrées du premier étage de la tour Eiffel révèlent la puissance d’attraction de ces ouvrages transparents. Les architectes l’ont bien compris et s’en donnent à cœur joie – quand le budget le permet – pour des projets de bureaux, de musées ou de restaurants. Dans leur grande majorité et pour d’évidentes raisons de sécurité, ces planchers sont intérieurs. Outre les avantages pratiques tels que le nettoyage facilité et les apports lumineux, ils lèvent le voile sur ce qui était habituellement caché. Dans le cas d’un restaurant, cela peut être la vue sur la cave. Dans celui d’un musée, on peut imaginer que les visiteurs marchent au-dessus de la salle des archives ou des ateliers de restauration des œuvres. Les possibilités sont presque illimitées, jusqu’à flirter avec le désagréable....

Vous lisez un article de la revue CTB n° 342 du 13/05/2015
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