Régions Strasbourg

Plaidoyer pour l’entreprise générale au palais de justice

Mots clés : Bâtiment d’habitation collectif - Bâtiment d’habitation individuel - Établissements pénitentiaires et judiciaires - Marché de l'immobilier

45 €/m 2 Prix du terrain à bâtir en Bourgogne-Franche-Comté à la fin septembre 2016. C’est le coût le plus bas de France.

– 6,2 % Baisse du nombre de logements commencés dans le Grand Est sur un an, à fin septembre 2016.

+ 41 % Hausse des réservations de logements collectifs neufs dans l’Eurométropole de Strasbourg sur neuf mois en 2016.

Le verdict est tombé au palais de justice de Strasbourg : l’Agence publique pour l’immobilier de la Justice (APIJ) a réceptionné fin novembre le bâtiment rénové, elle l’a remis cette semaine aux juridictions utilisatrices, pour une réouverture au public fin février prochain.

Le groupement composé d’Eiffage Construction Alsace (mandataire), de Spie Batignolles Est, d’Eiffage Energie et de Clemessy estime que le déroulement des 30,8 millions d’euros HT de travaux a légitimé les grands choix initiaux de l’organisation en entreprise générale. « Celle-ci a permis, d’une part de mener simultanément les phases de réhabilitation et de construction neuve, et d’autre part de respecter le délai tout en s’adaptant aux demandes de modifications de la maîtrise d’ouvrage », relate Olivier Weber, directeur de projet chez Eiffage Construction Alsace.

De son côté, Jérôme Riebel, directeur de travaux chez Spie Batignolles Est, souligne que le groupement « a su s’organiser de façon transversale entre les métiers, à la manière de mini-agences, sans cloisons entre ses membres qui représentaient deux groupes et quatre entreprises ». Il a fait appel à une soixantaine de sous-traitants locaux.

Cinq mois de préparation de chantier. Par ailleurs, le fait de porter la phase préparatoire à cinq mois a créé les bases de la réussite, estiment les entreprises. Elles ont sollicité cette exception à la règle des deux mois, afin de se donner le temps de s’adapter aux multiples contraintes de l’environnement de chantier. En effet, l’emprise limitée en cœur de ville n’a permis d’installer qu’une grue centrale de 50 m de hauteur et l’accès par un seul des côtés a imposé une boucle unique de circulation. L ast but not least , la vigilance des riverains, soumis précédemment à une succession de chantiers, a justifié la rédaction d’une charte de faibles nuisances. Son organigramme du bruit a déterminé trois niveaux possibles d’intensité sonore et fixé les plages horaires où chacun d’eux pouvait être atteint en fonction de la vie du quartier, sous la surveillance permanente d’un sonomètre.

Le résultat final respecte l’approche du cabinet d’architectes Garces-De Seta-Bonet. Pour sa première référence en France, l’agence espagnole a recherché l’imbrication la plus harmonieuse possible entre les 12 300 m2 lourdement réhabilités de la construction fin XIXe siècle, emblématique de la Neustadt allemande [quartier impérial construit sous l’annexion], et les 6 000 m2 neufs aménagés autour d’un patio végétalisé.

Cohabitation du neuf et de l’ancien. Dans la partie ancienne, l’élévation de 1978 a été remplacée par un troisième et un quatrième niveau qui ont été coiffés d’une charpente métallique à plusieurs pans asymétriques, posée en retrait de la façade historique. Les travaux d’intérieur remettent en valeur le grès apparent, les mosaïques, les dorures au plafond et la salle des pas perdus éclairée par des luminaires circulaires de style contemporain.

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