Régions QUESTIONS À

Philippe Laurent, maire de Sceaux et président de l’Union régionale des CAUE d’Ile-de-France (URCAUE-IDF) « L’essentiel, c’est de donner à voir l’architecture »

– L’Union régionale des CAUE d’Ile-de-France fête ses dix ans le 24 septembre. Quel bilan ?

Lorsque j’ai pris la présidence du CAUE des Hauts-de-Seine en 1999, j’ai proposé aux présidents des autres CAUE de créer une union régionale. Interlocuteur naturel : le conseil régional. Il s’agissait de regrouper nos moyens et nos personnels (une centaine). Ceux-ci connaissaient bien le territoire, avaient la confiance des élus locaux, étaient au-dessus de la mêlée n’étant pas prestataires. On a pu ainsi mutualiser nos forces, nos moyens de formation, prendre des initiatives comme les Enfants du patrimoine. Ensuite, nous avons contribué à l’élaboration du Sdrif, du Grand Paris, de Paris Métropole. Nous avons proposé à Mireille Ferri, alors en charge d’élaborer le schéma directeur, de mener des études, notamment sur les ceintures vertes. Enfin, l’URCAUE s’est positionnée comme complémentaire de certains organismes – l’Apur, l’IAU – pas comme concurrent.

– Parmi ces réalisations, l’Observatoire de la qualité architecturale et Ekopolis…

Depuis deux ans, cet observatoire a mis en avant, grâce aux CAUE, des dizaines de réalisations locales pour montrer que l’architecture évolue, s’adapte au contexte urbain, au paysage, parfois même au discours politique. Réalisations intéressantes non tant parce qu’elles sont spectaculaires, mais parce qu’il s’agit, par exemple, d’une réhabilitation bien faite dans un village. L’autre grande réalisation date de trois ans : Ekopolis, pôle de ressources francilien pour la construction durable, qui rencontre un grand succès.

– Quel projet pour les CAUE dans les années qui viennent ?

Nous allons développer Ekopolis et bien installer l’Observatoire de la qualité architecturale. Objectif : apprécier les évolutions architecturales. Comment les maîtres d’ouvrage prennent-ils en mains les nouvelles politiques, les nouvelles tendances, les nouveaux matériaux ? Autre objectif : mettre en valeur des réalisations neuves, mais aussi les extensions, les réhabilitations, les rénovations. Celles-ci ont la cote : dans les villages franciliens, des granges sont réhabilitées, alors qu’elles auraient été rasées il y a dix ou quinze ans. Ce qui nous semble essentiel, c’est de montrer, donner à voir des réalisations, lancer des idées, suggérer des pistes. Or, quand je dis montrer, c’est montrer aux professionnels mais aussi aux associatifs et au grand public. Et de ce point de vue, il nous reste un gros travail à faire.

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