Territoires Fusion

« Pertuy et Norpac ne constituent pas deux sous-ensembles de Bouygues Bâtiment Nord-Est »

Mots clés : Entreprise du BTP

Pierre-Louis Daniel, directeur général de Bouygues Bâtiment Nord-Est

Dans la continuité de la réorganisation de Bouygues Construction, Pertuy et Norpac ont fusionné au printemps pour devenir Bouygues Bâtiment Nord-Est. Pourquoi ce rapprochement ?

Pertuy et Norpac étaient deux belles entreprises, de tailles comparables [500 salariés, 200 millions d’euros de chiffre d’affaires, NDLR], reconnues sur leur territoire – Pertuy à l’Est, Norpac au Nord – mais également les deux plus petites filiales de Bouygues Construction. Il était donc opportun d’opérer leur fusion. Les deux entités offraient, qui plus est, des atouts complémentaires : du côté de Norpac, un vrai savoir-faire dans le logement (procédé Inovpac) et la réhabilitation (Réavenir), et chez Pertuy, une très belle dynamique sur les ouvrages fonctionnels, doublée d’une rigueur économique et structurelle. Nous avons additionné les plus.

Pourquoi avoir choisi Lille comme siège ?

Il y a deux raisons à cela. Tout d’abord, Lille est la plus grande métropole du Nord-Est. Ensuite, j’ai souhaité qu’il y ait un équilibre dans cette fusion. Comme pour des raisons juridiques Pertuy a absorbé Norpac, nous avons basé le siège à Lille. En contrepartie, celui de Cirmad, le développeur immobilier de Norpac, a été transféré à Nancy.

Une fusion équilibrée, cela veut dire que tout le monde est amené à travailler ensemble ?

Une fusion est toujours plus délicate en interne qu’en externe. Nous avons travaillé un an en amont pour la réussite de celle-ci. La nouvelle organisation a été mise en place en mars et entérinée en juin par une convention. J’espère qu’au printemps prochain, tout cela sera derrière nous. L’idée c’est effectivement que les gens travaillent ensemble, pas d’avoir deux sous-entreprises. Pour ce faire, nous nous sommes réorganisés par lignes de produits : habitat, ouvrages fonctionnels et industrie.

Face à la crise qui s’éternise, cette fusion vous permet également de mutualiser les risques et poursuivre votre développement ?

C’est une source de souplesse qui permet d’éviter le chômage partiel. Mais pour le coup, l’objectif en termes d’activité n’est pas chiffré. Nous ne retrouverons pas les volumes de rentabilité d’avant. Il faut donc s’adapter à ce profond changement pour répondre par la performance à des clients qui ont des bilans de plus en plus tendus.

Vous devez être abonné au moniteur pour lire la suite de ce contenu
PAS ENCORE ABONNÉ
Le Moniteur Boutique
Accéder à la boutique
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X