Territoires

Perpignan La métamorphose du conservatoire

Mots clés : Salles d'audition, de conférences, de réunion, spectacles ou à usages multiples

Le conservatoire de Perpignan, agrandi et modernisé, sera inauguré début octobre. La transformation, confiée à l’agence Chabanne & Partenaires, a radicalement modifié l’image de l’établissement, situé dans le quartier Saint- Matthieu, en centre-ville. Le projet a consisté à prolonger les deux édifices existants, datant des années 1990, par deux ailes nouvelles, puis à relier ces deux barres parallèles par un hall d’accueil. L’ensemble ainsi constitué a été unifié par un bardage aluminium dont les teintes empruntent à la palette des instruments de musique : or des cuivres côté nord, brun des bois côté sud. Sur chacun des bâtiments, l’inclusion de touches de couleur, sous forme de lames parallèles à la disposition aléatoire, évoque les vibrations d’un équaliseur. Le parvis, encadré par les deux ailes, est ombragé par une « pergola musicale » : un cadre métallique, reproduisant les cinq lignes d’une portée, supporte des notes qui projettent sur le sol une composition contemporaine.

Reprises de fondations.

L’opération, d’un coût de 9,4 millions d’euros, a permis de doubler la surface existante (portée de 2 700 à 5 400 m2) et d’adapter l’établissement aux exigences d’un conservatoire à rayonnement régional qui accueille désormais 1 400 élèves (contre 780 à l’origine). Les travaux, qui ont duré quinze mois, ont été menés sur un site en activité. Cette contrainte a imposé une organisation complexe et un phasage précis. « Il y a eu cinq passages de la commission de sécurité », souligne Bruno Allain, directeur de travaux pour l’entreprise Fondeville. Autre difficulté : l’extension a été réalisée sur un parking souterrain dont la structure a dû être confortée. L’opération a consisté à créer de nouvelles poutres dans la dalle du rez-de-chaussée pour redistribuer les charges, puis à épaissir les poteaux et certains voiles, sur trois niveaux, pour adapter la structure aux nouvelles normes parasismiques. « Il aurait sans doute été moins onéreux de reconstruire ailleurs, observe le maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, mais nous avons tenu à maintenir le conservatoire en centre-ville ». .

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