Territoires

Perpignan L’université retrouve le centre-ville

Mots clés : ERP sans hébergement

L’université de Perpignan (Pyrénées-Orientales) retrouvera à la rentrée 2017 ses murs d’origine, au cœur du quartier Saint-Jacques. La municipalité a décidé en effet la création d’un deuxième site universitaire en centre-ville. Elle en a confié la conception à l’architecte montpelliérain Emmanuel Nebout, associé à Régis Nebout, architecte du patrimoine, et à Marc Dupré (Perpignan). « Ce projet va créer des besoins en hébergement et ramener de l’activité, explique Michel Ramonet, directeur des travaux neufs et du patrimoine bâti à la mairie. Il sera un facteur de revitalisation du cœur de ville. »

Le futur campus Mailly accueillera 500 étudiants en droit. Il sera composé de trois bâtiments. Le premier est le siège de l’ancienne université. Construit en 1760, transformé soixante ans plus tard en musée, ce bâtiment classé monument historique abrite aujourd’hui les archives municipales. Libéré et restructuré, il sera destiné à la présidence de l’université. Le projet prévoit également la réhabilitation de l’ancienne église Saint-Sauveur, dont la façade, aujourd’hui masquée par des habitations, sera recomposée. L’ancienne nef accueillera huit salles de cours sur quatre niveaux.

Une claustra en terre cuite.

Un bâtiment neuf assurera la liaison entre les deux édifices. Il accueillera un espace de vie étudiante, un auditorium de 300 places et deux salles de conférence. Construit à l’angle de la rue de l’Université et de la rue Emile-Zola, le nouveau bâtiment présentera une forme courbe qui permettra une relation visuelle entre l’ancienne université et l’ancienne église Saint-Sauveur, à laquelle il sera connecté par une passerelle. Sa façade, posée sur un socle transparent, donnera une expression contemporaine au matériau constitutif de l’ancienne université : la brique. « Ce sera une sorte de claustra en terre cuite, qui filtrera le soleil et donnera des vues », explique Emmanuel Nebout. L’ensemble totalisera 3 000 m2, pour un coût de 8,8 millions d’euros TTC. Les travaux devraient débuter au printemps 2016.

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