Territoires Bretagne

Pays de la Loire La LGV a déjà généré 700 millions d’euros de retombées économiques

Mots clés : Transport ferroviaire

En dehors de la sous-traitance étrangère (1), Eiffage a fourni plus de 1,6 milliard d’euros d’activités lors de la réalisation des 214 km de ligne nouvelle, selon l’observatoire socio-économique mis en place en 2012, qui a organisé un grand colloque fin septembre. Sans surprise, la Bretagne et les Pays de la Loire se taillent la part du lion avec 46 % de cette somme, alors que l’Ile-de-France reçoit 32 %. Toutefois, Romaric Nègre, doctorant chez Eiffage, note que « la région parisienne apparaît plus équilibrée dans la répartition par phase, alors que la Bretagne et les Pays de la Loire ont majoritairement contribué au génie civil ».

Une manne pour les trois départements traversés.

Sur les 695 millions d’euros de génie civil, les entreprises de ces deux régions ont obtenu plus des deux tiers des marchés. Plus précisément, les trois départements traversés par la LGV (Ille-et-Vilaine, Mayenne et Sarthe) captent près de 87 % de cette somme. Les entreprises Pigeon et Charier, respectivement implantées en Ille-et-Vilaine et en Loire-Atlantique, ont à elles deux fourni plus de 3 millions de tonnes de matériaux, 160 000 m3 de béton prêt à l’emploi et réalisé 30 km de terrassement. Les dépenses des personnels travaillant sur ce chantier sont également conséquentes : Patrick Leweurs, directeur du projet à la SNCF, les estime à 200 millions d’euros. Les trente-huit mois qu’a duré la phase de génie civil génèrent 140 millions de dépenses. « Rapporté au linéaire du tracé, chaque kilomètre occasionnerait ainsi plus de 650 000 euros de dépenses à l’échelle locale », précise Romaric Nègre.

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(1) Lors de la phase de génie civil, Eiffage a fait appel à des entreprises espagnoles pour environ 30 millions d’euros. Pour la pose d’équipements ferroviaires, l’entreprise a eu recours à des entreprises intracommunautaires à hauteur de 9 millions.

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