Territoires

Pays de la Loire Angers lance le défi des objets connectés

Habitat, bureaux, commerces, aménagement urbain… aucun secteur n’échappera à l’obligation de s’adapter à ces objets électroniques communicants sans fil qui partagent des informations via un ordinateur, un smartphone ou une tablette. Le tout nouveau concept de Cité de l’objet connecté (COC) à Angers, inauguré le 12 juin par le président de la République François Hollande, permet aux acteurs économiques français de s’arrimer à cette incontournable évolution. L’enjeu est de relocaliser 20 % de la production des objets connectés fabriqués par les entreprises françaises. « Tous les capteurs dans les bâtiments (contrôle d’accès, climatiques, éclairage, etc.) seront invisibles et communiqueront avec une plate-forme », assure Eric Carreel, P-DG de Withings et président d’honneur de la COC.

De la conception à la fabrication.

« La capacité à utiliser ces nouvelles technologies différenciera les entreprises. La Cité permettra aux professionnels, notamment du bâtiment, de se rapprocher des start-up qui travaillent sur ces sujets. » La COC veut accélérer les cycles d’innovation des entreprises en réunissant sur un site designers, assembleurs, sous-traitants de l’électronique, de la plasturgie et de la mécanique, pour franchir toutes les étapes de la conception à la fabrication en passant par le prototypage. « La Cité de l’objet connecté offre deux portes d’entrée aux entreprises, explique Laurent Aguenier, directeur technique de la COC. Elles pourront développer leurs propres produits et/ou s’associer à des projets portés par des start-up. »
Bénéficiant de financements privés (SAS de 17 actionnaires du monde économique) et publics (1), la plate-forme doit vivre d’ici à 2018 de ses ressources provenant d’abonnements à l’espace de coworking (300 euros par mois) et la vente de prestations. Elle vise un objectif de 170 porteurs de projet accueillis par an d’ici à 2020.

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(1) Etat : 1,5 million d’euros ; région Pays de la Loire : 750 000 euros de subvention et autant sous forme de prêt ; Angers Loire Métropole : 4 millions d’euros pour l’achat du site.

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