Territoires

Pau Béarnaise Habitat se diversifie

Contrairement au Pays Basque, le Béarn n’est pas identifié comme une zone tendue en termes de logement locatif social. Certaines communes de l’agglomération paloise flirtent même avec les 20 % de logements sociaux. « Les objectifs du plan local de l’habitat local (PLH) en matière de construction de logements locatifs sociaux ont baissé de près de 13 % ces dernières années, passant à 190 logements. Les bailleurs sociaux se retrouvent en concurrence avec une offre privée qui applique souvent des prix équivalents, compte tenu de l’abondance des logements qui sont sur le marché », décrit Olivier Subra, directeur général de la société d’économie mixte (SEM) Béarnaise Habitat, détenue en majorité par la Ville de Pau (Pyrénées-Atlantiques).

Nouvelles priorités.

Ce contexte, ainsi que la raréfaction des subventions de l’Etat pour la construction de logements, ont conduit la SEM à revoir ses priorités de développement. Elle met ainsi l’accent sur les primo-accédants – avec une quarantaine de logements en accession (libre et sociale) prévus par an – et les logements étudiants, tout programmant environ 70 à 80 logements locatifs sociaux par an. Par ailleurs, la SEM poursuit la rénovation de l’habitat en centre-ville de Pau, avec des opérations identifiées et emblématiques. Dans le quartier des Halles, par exemple, elle prévoit la transformation de l’immeuble de la Miséricorde. L’ancien bâtiment religieux, construit en 1873 et actuellement vacant, doit accueillir 28 logements. Pour ce projet (coût travaux : 2,5 millions d’euros HT), elle souhaite déposer un permis de construire sur le dernier trimestre 2016 et lancer la consultation des entreprises début 2017.

L’autre chantier phare sera la rénovation urbaine du quartier Saragosse, à Pau, retenu parmi les 200 quartiers prioritaires d’intérêt national. Le bailleur social, qui y possède 700 des 4 000 logements de son parc, va lancer en juin la consultation de maîtrise d’œuvre pour procéder à la réhabilitation qualifiante de la tour des Fleurs, immeuble de 72 logements répartis sur 12 étages. En marge de ce même quartier, elle a lancé les appels d’offres pour la Villa du Midi (coût 3,3 millions d’euros HT), résidence de 35 logements en accession libre à la propriété (architectes Flint, Bordeaux et cabinet Acta, Pau).

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