Territoires Lyon

Patrimoine et hôtellerie feront vivre le parc Blandan

Mots clés : Conservation du patrimoine - Tourisme

L’ancienne caserne Sergent Blandan, rachetée en 2007 par la Communauté urbaine de Lyon et reconvertie en parc urbain, fait l’objet d’un nouveau projet d’aménagement sur deux bâtiments phares du site : le château La Motte et le magasin d’armes. Le groupement coordonné par Urban Project et réunissant Carré d’or Promotion et 1850 Invest, les agences Alep Architectes et Clément Vergely Architectes, avec La Bellevilloise comme exploitant, vient de remporter l’appel à projets lancé par le Grand Lyon en 2014. L’enjeu de ce projet est double : valoriser le patrimoine architectural et faire vivre les lieux en y intégrant un concept hôtelier.

Situé à l’entrée principale du parc, le magasin d’armes deviendra l’Ho(s)tel Blandan et proposera un nouveau concept d’hébergement combinant une offre de chambres collectives et de chambres doubles familiales. Le bâtiment sera surélevé et les ouvertures reprendront le rythme des travées existantes. Ce volume sera coiffé d’une toiture à quatre pans en cuivre ou zinc prépatiné. Situé à quelques encablures, le château La Motte, témoin de l’architecture Renaissance, sera réhabilité en un lieu gourmand avec des restaurants, un bar à vin et un bar à cocktails sur trois niveaux. « La cour intérieure retrouvera sa fonction d’origine en distribuant les différents espaces du château », soulignent les représentants de l’agence Alep.

Bâtiment enterré pour les expositions…

Pour liaisonner le tout, Clément Vergely a imaginé « l’Abri Blandan », un bâtiment paysager, semi-enterré, qui laissera intacte la perspective entre le magasin d’armes et le château. Organisé autour d’un patio planté et vitrée de 350 m2, l’Abri accueillera un espace de 650 m2 dédié aux expositions et une salle événementielle de 400 m2 réservée aux spectacles, concerts… Traversant, il permettra de « trabouler » jusqu’à la cour du château et offrira, en sous-sol, 150 places de stationnement. Le toit paysager de ce bâtiment sera accessible au public. Reprenant l’écriture militaire des lieux, les façades en pierre du bâtiment, flanquées de meurtrières, réinterpréteront les murs du fort. Les travaux, qui nécessiteront un investissement de 15 à 20 millions d’euros, ne débuteront qu’après la révision générale du PLU, attendue fin 2017. De son côté, la métropole poursuivra les travaux paysagers en partie haute du parc (agence Base) et lancera, en fin d’année, un appel à projets sur quatre bâtiments restant à réhabiliter.

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